la mémoire du théâtre
Association de la Régie Théâtrale
 

L' Actualité de l' ART et de ses membres

 
 

Février 2017

Le Prix du Brigadier s'est déroulé cette année, vendredi 17 février (date anniversaire de la mort de Molière), au Théâtre Montparnasse, grâce à l'aimable hospitalité de sa Directrice Myriam de Colombi. Stéphane Hillel Président de l'Association pour le soutien du Théâtre Privé et Danielle Mathieu-Bouillon, Présidente de l'Association de la Régie Théâtrale ont accueilli un public de professionnels à cette fête du Théâtre que réprésente traditionnellement la remise de ce Prix, le plus anciens des pris de théâtre, qui se déroule d'une manière chaleureuse et bon enfant, pour la plus grande joie de Bruno Julliard, premier adjoint à la Mairie de Paris, chargé de la culture.

Trois grands noms du Théâtre étaient à l'honneur. Catherine Hiégel pour sa mise en scène des Femmes Savantes à la Porte Saint-Martin et Anne Delbée et l'immense Michael Lonsdale, Prix du Brigadier d'honneur pour l'ensemble de leur carrière.

Ils furent accueillis avec joie et ferveur.

Michael Lonsdale eut droit à une « standing ovation » amplement méritée pour une carrière internationale tant au théâtre qu'au cinéma.

Voici la photo du groupe réalisée par Raymond Delalande. Tous les récipiendaires entourés de Stéphane Hillel, Bruno Julliard et Danielle Mathieu-Bouillon, juste avant de retrouver tous les amis du spectacle au foyer.Le Prix du Brigadier s'est déroulé cette année, vendredi 17 février (date anniversaire de la mort de Molière), au Théâtre Montparnasse, grâce à l'aimable hospitalité de sa Directrice Myriam de Colombi. Stéphane Hillel Président de l'Association pour le soutien du Théâtre Privé et Danielle Mathieu-Bouillon, Présidente de l'Association de la Régie Théâtrale ont accueilli un public de professionnels à cette fête du Théâtre que réprésente traditionnellement la remise de ce Prix, le plus anciens des pris de théâtre, qui se déroule d'une manière chaleureuse et bon enfant, pour la plus grande joie de Bruno Julliard, premier adjoint à la Mairie de Paris, chargé de la culture.

Trois grands noms du Théâtre étaient à l'honneur. Catherine Hiégel pour sa mise en scène des Femmes Savantes à la Porte Saint-Martin et Anne Delbée et l'immense Michael Lonsdale, Prix du Brigadier d'honneur pour l'ensemble de leur carrière.

Ils furent accueillis avec joie et ferveur.

Michael Lonsdale eut droit à une « standing ovation » amplement méritée pour une carrière internationale tant au théâtre qu'au cinéma.

brigadier 2016
photo © Raymond Delalande

Voici la photo du groupe réalisée par Raymond Delalande. Tous les récipiendaires entourés de Stéphane Hillel, Bruno Julliard et Danielle Mathieu-Bouillon, juste avant de retrouver tous les amis du spectacle au foyer.

voir la page Prix du Brigadier sur le site

 
     
 

Novembre 2016

Michel Fresnay, le décorateur et costumier de tant de spectacles mémorables nous a quittés. Ses obsèques auront lieu en l’Église Saint-Roch lundi 28 novembre 2016 à 11h

Michel Fresnay
Michel Fresnay

 
     
 

Octobre 2016

VENTE EXPOSITION DE MAQUETTES DE COSTUMES DE THÉÂTRE DE PASCALE BORDET

Pascale Bordet
Pascale Bordet
(photo Laurencine Lot)

Elle a dessiné les costumes (toujours à l’aquarelle) de Michel Bouquet, Anny Duperey, Francis Perrin, Danielle Darrieux, Sara Giraudeau, Judith Magre, Patrick Chesnais, Michel Aumont, Francis Huster, Jean Piat, Isabelle Carré, Cristiana Réali, Jean-Claude Brialy et tant d’autres...

Du théâtre que reste-t-il ? Sinon les maquettes de costumes ?

L’aquarelle rare et délicate donne des reflets dignes du théâtre; petits ou grands formats, la peinture est la mémoire de la création.

Expositions :

Comédie des Champs-Élysées Paris actuellement
Théâtre Tête d’Or Lyon actuellement
Centre dramatique de Nevers à partir du 6 décembre 2016

À ne pas rater
VENTE PRIVÉE D'AQUARELLES SAMEDI 10 DÉCEMBRE 2016 À L'ATELIER 37 RUE COQUILLIÈRE 75001 PARIS

sinon vente d’aquarelles en ligne sur le site www.pascalebordet.fr

voir la page donateurs de Pascale Bordet

 
     
 

Septembre 2016

En ce moment Anne Delbée est à l'affiche

Racine ou la leçon de Phèdre
par Anne Delbée

Au Théâtre de Poche

réservations au 01 45 44 50 21
www.theatredepoche-montparnasse.com

Phèdre

Racine, le diamant noir du XXIème siècle

La leçon de Phèdre, une rencontre vivante avec un être de chair et de sang qui s’appelle Jean Racine.

« Racine est le pur, le fort, le grand… Après Racine, le jeu moisit. » Rimbaud a dix sept ans lorsqu’il jette ce cri dans une lettre. Il sait que Racine est « le poète qui s’est fait voyant à travers toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie. »

À travers cette représentation où se rencontrent la petite et la grande histoire, il s’agit aussi d’une transmission d’un artisanat « de l’architecture du vers » qui seul permet de devenir le Poète lui même et d’oser la Tragédie, Anne Delbée nous fait entendre ce qui résonne chez Racine : la liberté fondamentale de l’être humain à dire non, à faire des choix, à s’avancer pour témoigner de la dignité humaine.

Son écriture dévoilée comme une déclaration d’amour, et Phèdre l’atome de toutes ses pièces, éclate et resplendit jusqu’au testament de sa vie.

Anne Delbée transmet et nous entraîne dans le désir racinien.


Conception, mise en scène & interprétation
ANNE DELBÉE

Scénographie
ABEL ORAIN

Création lumière
ANDRÉA ABBATANGELO

Réalisation image
EMILIE DELBÉE

Photographie
EMMANUEL ORAIN

Musique
PATRICK NAJEAN

Costume
MINE BARRAL VERGEZ

 
     
 

Avril 2016

En ce moment Bérengère Dautun et Anne Delbée sont à l'affiche

Je l'appelais Monsieur Cocteau

de Carole Weisweller

Au Studio Hébertot
78 bis, Boulevard des Batignolles 75 017 Paris

réservations au 01 42 93 13 04
www.studiohebertot.com

à partir du 24 mars 2016

Bérangère Dautin

Je l'appelais Monsieur Cocteau nous fait découvrir les dernières années, peut-être les plus riches, du poète au travers du récit passionnant  de Carole Weisweiller.

Adaptée pour la scène par Bérengère Dautun, cette action dramatique nous fait revivre les moments les plus importants de la relation entre Jean Cocteau et Carole Weisweiller.

Ponctué de vidéos des fresques réalisées par le poète à la villa Santo Sospir, à Saint Jean Cap-Ferrat, je l'appelais Monsieur Cocteau est un spectacle original, une promenade dans l'univers de Jean Cocteaucomme des poussières d'étoiles... Un bel hommage au Prince des Poètes.

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Racine, le diamant noir du XXIème siècle
par Anne Delbée

Au Théâtre de la Contrescarpe
5, rue Blainville 75005 Paris

Réservations : 01 42 01 81 88

www.theatredelacontrescarpe.fr


En raison du succès spectacle prolongé jusqu'à fin Juin.

Jeudi, vendredi, samedi 19h30

Dimanche 15h00

Racine par Anne Delbée

La leçon de Phèdre, une rencontre vivante avec un être de chair et de sang qui s’appelle Jean Racine.

« Racine est le pur, le fort, le grand… Après Racine, le jeu moisit. » Rimbaud a dix sept ans lorsqu’il jette ce cri dans une lettre. Il sait que Racine est « le poète qui s’est fait voyant à travers toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie. »

À travers cette représentation où se rencontrent la petite et la grande histoire, il s’agit aussi d’une transmission d’un artisanat « de l’architecture du vers » qui seul permet de devenir le Poète lui même et d’oser la Tragédie, Anne Delbée nous fait entendre ce qui résonne chez Racine : la liberté fondamentale de l’être humain à dire non, à faire des choix, à s’avancer pour témoigner de la dignité humaine.

Son écriture dévoilée comme une déclaration d’amour, et Phèdre l’atome de toutes ses pièces, éclate et resplendit jusqu’au testament de sa vie.

Anne Delbée transmet et nous entraîne dans le désir racinien.

 

 
 

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Mars 2016

LE PRIX DU BRIGADIER 2015

Vendredi 11 mars 2016, sur la scène de la Comédie des Champs-Élysées eut lieu la cérémonie de remise du Prix du Brigadier.

Danielle Mathieu-Bouillon, Présidente et Marie-France Mignal Présidente de l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé, saluèrent l’assemblée et après leur intervention respective, accueillirent

Bruno Julliard Premier Adjoint à la Mairie de Paris ; lequel, après un discours très applaudi, remit les récompenses :

Prix du Brigadier 2015 à Michel Fau

Acteur et metteur en scène de Un amour qui ne finit pas d’André Roussin au Théâtre Montansier et au Théâtre de l’Oeuvre

et de Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy au Théâtre Antoine-Simone Berriau

ainsi qu’un

Brigadier d’honneur 2015 à Jacques Sereys

Sociétaire honoraire de la Comédie-Française

Pour l’ensemble de sa carrière

Brigadier 2016
Marie-France Mignal, Michel Fau, Jacques Sereys, Danielle Mathieu-Bouillon et Bruno Juillard
(photo Laurencine Lot)

De nombreux professionnels étaient présents pour saluer les lauréats, qui furent particulièrement applaudis ; une « standing ovation » fut même réservée à Jacques Sereys.

Parmi les nombreuses personnalités présentes : Michel Bouquet, qui fut le professeur de Michel Fau, et son épouse Juliette Carré, Gérard Giroudon Doyen de la Comédie Française, Catherine Salviat, Hugues Gall de L’institut, ancien Directeur de l’Opéra de Paris, Myriam de Colombi, Directrice du Théâtre Montparnasse, Jean-Marc Dumontet, Directeur du Théâtre Antoine-Simone Berriau, Cyrielle Claire, Jean-Marie Besset, Philippe Tesson, Jean-Pierre de Beaumarchais, Jean-Luc Tardieu le metteur en scène qui œuvra beaucoup ces dernières années avec Jacques Sereys, sur ses talentueux montages sur Proust et Sacha Guitry, Danièle Lebrun, Marcel Bluwal, Nicolas Vaude, Laurent Spievogiel, Emmanuel Dechartre, Jean-Claude Houdinière, Anouchka Delon et Nathalie Roussel et l’équipe de Libres sont les Papillons au Théâtre Rive-Gauche, Florence Pernel, Patrick Préjan, la réalisatrice Yannick Bellon, Geneviève Casile et Jean-Pierre Hane, Anne Consigny, Bérengère Dautun-Cabrol, Yvan Varco et Anne Deleuze qui dirigent actuellement le Studio Hébertot, Annie Sinigalia, Corinne Lahaye-Darras, Jean-Paul Farré, Evelyne Dassas et beaucoup d’autres qui restèrent autour d’un cocktail à bavarder amicalement, reconnaissant tous la chaleur de la cérémonie, de cette récompense artisanale dans ce beau théâtre de la Comédie des Champs-Élysées où les accueillait sa Directrice Stéphanie Fagadau Mercier.

Michel Bouquet et Michel Fau
Michel Bouquet et Michel Fau
(photo Raymond Delalande)

Au cours de son intervention, Danielle Mathieu-Bouillon avait rappelé que les Brigadiers avaient été fabriqués avec du bois provenant de perches anciennes datant de la construction du Théâtre, et que ces bois décorés étaient donc chargés d’histoire et de mémoire.

Bruno Julliard reconnut les difficultés évoquées par Danielle Mathieu-Bouillon, suite aux événements tragiques de Novembre. Il marqua son soutien et sa conviction intime de l’influence bénéfique de la culture et du théâtre, dans une société en crise. Il dut être heureux d’entendre par la suite, au cours de l’intervention de Jacques Sereys qui insista sur le fait, que de recevoir symboliquement de ses mains ce Brigadier de l’A.R.T, le faisait reconnaître par Paris, la capitale mondiale du spectacle vivant.

Avec une grande gentillesse et beaucoup d’enthousiasme, Bruno Julliard sut trouver les mots de réconfort dont ce métier a besoin, dans ces temps difficiles et Marie-France Mignal, la Présidente du Fonds de soutien des Théâtres Privés, qui put s’entretenir avec lui à l’issue de la manifestation, souhaite que ces vœux deviennent réalité.

Durant la réception, tandis que la secrétaire générale d’honneur Annik Caubert faisait signer le livre d’or, la créatrice de costumes Pascale Bordet offrait aux deux récipiendaires leur portrait extrait de son ouvrage Bestioles de Théâtre. Bérengère Dautun-Cabrol procédait sous la caméra d’Olivier Morel de l’Envol qui avait enregistré l’événement, aux interviews. À la fin de la réception, Michel Fau remercia Jacques Tolosa, vice Président de l’A .R.T., qui avait fabriqué les brigadiers avec les vieux bois et velours fournis par Jean François Pargoud, Régisseur général du Théâtre, également vice-Président de l’association. Les membres de l’A.R.T. se sont activés fort gentiment pour faire de ce moment un temps privilégié à la gloire du théâtre. Toute l’équipe du Département Théâtre de la Bibliothèque historique était présente autour d’Emmanuelle Toulet et se réjouissait d’entendre les prévisions des dons à venir.

 
 

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Novembre 2014

Exposition de photographies de Laurencine Lot

À la Médiathèque George Sand, 5/7 rue de Mora 95880- Enghien-les-Bains jusqu'au 3 janvier 2015.

Entrée libre pour tout public.
Heures d'ouverture : Mardi et vendredi : 10h-12h/ 14h-18h - Mercredi et samedi : 10h-18h

En écho au livre de Florence M. Forsythe, paru chez Actes-Sud, Laurencine Lot qui a suivi Maria Casarès au théâtre dans ses principaux rôles de 1977 à 1996, présente une quarantaine de photographies, dont la plupart sont inédites.

 
 

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Octobre 2014

Habiller l’acteur

Pascale Bordet avec Michel Bouquet

Préface de Séverine Mabille

Édité par Actes - Sud
http://www.actes-sud.fr

Depuis des années, Pascale Bordet habille Michel Bouquet et Juliette Carré - comme elle a habillé Jean-Claude Brialy, Francis Huster, Cristiana Réali, Anny Duperrey, Robert Hirsch, Michel Aumont, Danielle Darrieux, Rufus, Catherine Salviat, Jean-Claude Dreyfus, Laurent Terzieff et tant d'autres grands comédiens - La costumière et l’acteur nous livrent ici les liens étroits qui se tissent entre le rôle et ses atours.

« C’est lui qui le dit, ç’a été un coup de foudre quand il a découvert mes maquettes du Roi se meurt. Il y a trouvé la couleur d’Ionesco. Je n’étais pas là. C’est le metteur en scène Georges Werler qui les lui a présentées. Et ensuite j’ai rencontré Michel. Il était convaincu. Pour être au plus près de son jeu, je me suis installé un atelier de fortune sur scène, côté jardin, pour ne pas le déranger pendant les répétitions. Michel venait une heure avant l’heure, voir comment se construisait son costume, et cela tous les jours. Je cousais à vue, le suivant des yeux, observant sa gestuelle et les indications du metteur en scène. Alors, là je raccourcissais ou j’allongeais l’habit ; je rajoutais un caleçon ou j’enlevais une collerette ; j’ajustais la couronne pour qu’elle glisse ou pas au fur et à mesure du jeu. Je truquais les chaussons pour qu’il les enlève sans effort, au contraire je renforçais les crochets du dos pour plus de temps nécessaire à l’habillage. Je camouflai sa chemise pour la découverte de l’acte II ; je coupais les pieds de ses bas blancs pour la nudité de la peau.

À chaque création, texte su, j’ai écouté Michel me parler de son personnage et, au fur et à mesure, tout en crayonnant, j’imaginais ce dont il avait besoin pour jouer : un bonnet, une paire de mitaines que je tricotais pendant qu’il répétait. À la fin de chaque répétition, je lui essayais ce que j’avais fabriqué pour le lendemain ; je le laissais ainsi y penser pour s’y adapter. Ce qui n’empêche pas les allers et retours car Michel cherche son jeu et je cherche le costume. Je propose, il dispose ; et il propose aussi. On essaye, on réessaye. Il dirige avec son corps et le costume s’adapte. Il joue avec. »

 
     
 

Octobre 2014

Les Spectacles populaires : formes, dispositifs, diffusion (1870-1945)

Direction:
Pascale ALEXANDRE, Marc CERISUELO, Martin LALIBERTÉ

Organisé dans le cadre
du Projet Pluriannuel Structurant porté par l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée,
le LISAA (UPEM, EA 4120),
en partenariat avec le CRI (Université de Montréal)
et la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris


Cerisy 2014
(photo Archives Pontigny-Cerisy)

Le programme du Colloque sur le site de Cerisy

ARGUMENT :

Ce colloque interdisciplinaire se situe dans le prolongement des travaux engagés sur le fonds de l’ART (Association des Régisseurs de Théâtre) à partir du colloque inaugural tenu à Cerisy en 2013 sur "La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles".

Catalogué dans le cadre du PPS (Projet Pluriannuel Structurant) porté par l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, le LISAA (UPEM, EA 4120) en partenariat avec le CRI (Université de Montréal) et en collaboration avec la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, ce fonds peut être considéré comme un observatoire privilégié pour aborder la notion de spectacle populaire, parfois discréditée en raison de la hiérarchie sociale et culturelle qu’elle peut présupposer.

La période envisagée (1870-1945) fait au contraire apparaître la place centrale de ces spectacles qui jouent un rôle fondamental dans le métissage des arts et des genres: un peu avant Craig, Maeterlinck et Jarry voient dans la marionnette l’acteur idéal, Apollinaire et Cocteau puisent dans les arts du cirque et dans le théâtre de Boulevard, le cinéma de Méliès et celui de Hollywood empruntent au théâtre. Loin de conforter les frontières et les hiérarchies artistiques, esthétiques ou génériques, ces métissages les bousculent, au contraire, se faisant ainsi le moteur de la création et de l’innovation artistiques.

Ce colloque envisagera: 1) les différentes formes de spectacles populaires (pièces de théâtre, opéras bouffes, opérettes, musiques de scène, mais aussi spectacles mixtes, revues, lanterne magique, cinéma forain...); 2) les dispositifs spécifiques au théâtre, leur évolution technologique, les phénomènes d’intermédialité; 3) la géographie des salles de spectacle parisiennes et leur répertoire, en corrélation avec la question du public, les tournées à l’étranger (Etats-Unis, Canada, Russie...), l’exploitation publicitaire de ces spectacles (cartes postales d’acteurs et de spectacles, programmes, presse).

 

 
     
 

Août 2014

Serge Bouillon

Serge Bouillon Président d'honneur de l'A.R.T nous a quittés, des suites d'une crise cardiaque, alors que nous étions à Chinon, proches de notre nouvelle résidence secondaire. Il n'a pas souffert ; son beau visage détendu et lumineux confirmait les affirmations des médecins du Centre Médical du Chinonais.
Du fond de ma douleur d'épouse, je souhaite publier ici le papier qu'Armelle Héliot, membre d'honneur de notre association et membre du jury du Prix du Brigadier, a écrit dans son blog du Figaro du 5 août.

Je remercie les témoignages divers déjà reçus, tous empreints d'amitié et d'admiration pour ce grand professionnel qui a si bien servi notre métier. Ils m'aident face à ce deuil brutal. Je sais qu'il y en aura d'autres. Nous ne manquerons pas de les retranscrire bientôt, sur ce site dédié à la mémoire.
Qu'il me soit permis ici de saluer l'homme que j'aimais plus que tout au monde depuis bientôt 47ans.

Qu'il me soit aussi permis de saluer également sa famille du théâtre qui a su si bien m'apporter son soutien dans un réseau d'amitié affectueuse,  afin de mieux diffuser la triste nouvelle dans notre capitale désertée.

Serge était un homme discret ; il s'est envolé vers l'autre monde, qui est peut-être aussi un théâtre, en profitant du relâche annuel. Son regard clair, son sourire, son esprit et sa grande bonté demeureront dans nos mémoires.

La Présidente
Danielle Mathieu-Bouillon

Serge Bouillon sur Wikipedia

 

Serge Bouillon, le théâtre comme accomplissement
par Armelle Héliot

Il était passé par tous les métiers de l’art dramatique. Collaborateur de Jacques Hébertot, il lui avait consacré un très beau livre. Il s’est éteint le 31 juillet des suites d’une crise cardiaque. Il avait 87 ans.

Un homme de théâtre. Un homme à tous les postes possibles et imaginables du théâtre. Près de soixante-dix années durant, Serge Bouillon, né un 25 décembre, en 1926, à Epernay, aura consacré sa vie au théâtre.

On ne saurait, en quelques lignes, saisir ce qui a irrigué le destin exceptionnel de cet homme érudit, courtois, discret qui s’est éteint le 31 juillet dernier à Chinon, des suites d’une crise cardiaque. Il avait eu le chagrin de voir l’un de ses fils disparaître avant lui, et cela avait été une douleur profonde. Sa santé lui jouait des tours parfois. Mais il était d’une vaillance intellectuelle lumineuse et converser avec lui était un grand bonheur.

On pense, au moment de l’évoquer, à ses enfants Didier et Martine et à la femme qu’il avait épousée en secondes noces, Danielle Mathieu-Bouillon, la présidente de  l’Association de la Régie Théâtrale, source d’un savoir précieux sur le théâtre, mais aussi le cabaret, les arts du spectacle.

Pour le centenaire du Théâtre des Champs-Élysées, Serge Bouillon avait écrit un très beau texte  d‘hommage à l’un de ses maîtres, Jacques Hébertot, « un géant aux yeux clairs ». Quelques années plus tôt, avec Antoine Andrieu-Guitrancourt il avait composé un ouvrage toujours de référence, Jacques Hébertot le Magnifique ( Paris-Bibliothèque, 2006 ).

Serge Bouillon avait été le collaborateur de ce « Viking » de 1952 à 1970 et il était demeuré le gérant de la Fondation Hébertot. Cela avait été pour lui, pas même trentenaire, une rencontre capitale.

Le jeune Bouillon avait déjà du métier. Passionné depuis toujours de littérature, de poésie, d’art dramatique, il s’était formé auprès de Charles Dullin comme comédien et sa carrière, tant au cinéma qu’au théâtre avait débuté dès la fin des années 40 avec, notamment des tournées avec les élèves de  l’École du fondateur de l’Atelier, de petits rôles au cinéma dans des films de Jacques Becker ( Rendez-vous de Juillet ) et de Christian-Jaque ( Les Bataillons du ciel ) et des débuts brillants dans quelques productions importantes : en 1949, Place de l’Étoile de Robert Desnos, Dialogue des carmélites de Georges Bernanos en 1952, sous la direction de Marcelle Tassencourt. Au Théâtre des Arts-Hébertot.

Un long compagnonnage avec l’épouse de Thierry Maulnier le conduit ainsi jusqu’à l’orée des années soixante : La Condition humaine, d’après Malraux et des pièces de Diego Fabbri.

Mais entretemps, cet homme entreprenant s’intéresse aux marionnettes, au cinéma d’animation et devient directeur de scène auprès de Jacques Hébertot ( 1952-1968 ). À ses côtés, il monte les productions et côtoie les grands auteurs de l’époque. François Mauriac comme Albert Camus, Maurice Clavel ou Jorge Semprun et travaille, pas seulement dans le théâtre de Jacques Hébertot, mais aussi à Antoine, et plus tard au  Vieux-Colombier  notamment, avec des metteurs en scène tels qu’André Barsacq, Roger Blin, Raymond Rouleau, Laurent Terzieff, Claude Régy.

Cette énumération loin d’épuiser tout son champ montre à quel point cet homme de culture, tourné vers les autres, sillonnait une étendue vaste de la création théâtrale de cette époque.

C’est aussi  le temps des festivals, et Serge Bouillon est également sur ces fronts là, du Marais à Sceaux en passant par Baalbeck.

En 1965, il avait fondé une compagnie de théâtre,  Les Heures théâtrales de France et avait conduit des spectacles sur les routes de France et d’Afrique du Nord et d’ Afrique Noire ( en collaboration avec le Ministère de la Coopération ).

Une mission, en quelque sorte. Il fut très souvent sollicité et participa à de nombreux projets,  tout en enseignant  dans les facs ou les écoles spécialisées : à la Schola Cantorum, à Censier, à l’ENSATT-rue Blanche et au Centre de formation des techniciens du spectacle qu’il a d’ailleurs dirigé et développé (1980-1996) d’une manière pérenne.  

De 1968 à 1971, il avait travaillé,  auprès de Bernard Jenny, au  Vieux-Colombier, avant d’imprimer sa marque à d’autres aventures artistiques, aux Mathurins comme à Bobino puis, à Hébertot à nouveau, dans les années 80-83 lors de l’installation de la Compagnie Jean-Laurent Cochet et ce moment exceptionnel d’un théâtre privé en alternance, comme une petite Comédie-Française indépendante.

Il accompagna également Guy Rétoré au Théâtre de l’Est Parisien.

Autant dire qu’il s’agit d’un parcours hors norme.

Dullin, Hébertot dont il était l’ayant droit et l’un des principaux actionnaires de la Société Immobilière Batignolles-Monceau, propriétaire des murs du théâtre Hébertot, en même temps que président de la Fondation Hébertot, qui produit des spectacles, Serge Bouillon avait inscrit sa vie dans cette double lumière.

Chère à son cœur était l’ Association de la Régie théâtrale  à laquelle il appartenait depuis 1952 et font il fut le président de 1973 à 1982, cher à son cœur le Prix du Brigadier et la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

Cet homme d’action aimait les livres et participa à la rédaction de nombreux ouvrages de référence.

On n’épuise pas la vie d’un tel homme en quelques mots : c’était un grand caractère, un bâtisseur, un médiateur, un esprit toujours en quête, à l’écoute des autres comme des mystères du monde.

C’est mercredi 6 août que sa famille et ses amis lui diront adieu lors d’une messe en l’église Saint-Roch, Chapelle de la Vierge, à  11h00. Cette messe sera célébrée par le Père Desgens,  aumônier des artistes suivie de l’inhumation au cimetière Pasteur de Bagnolet ( 201 rue Sadi-Carnot )

Armelle Héliot
avec son aimable autorisation

 

 
     
 

février 2014

Christian Casadesus
Christian Casadesus

 
     
 

janvier 2014

Promenade Jacques Hébertot (1886-1970)

Jeudi 16 janvier 2014, s'est déroulée l'inauguration de la Promenade Jacques Hébertot. La section du terre-plein du Boulevard des Batignolles qui sépare le 17ème arrondissement du 8ème et la rue de Rome de l'axe des rue de Chéroy et Bernouilli, porte désormais les plaques qui rendent hommage à l'homme d'exception qui dirigea pendant trente ans le théâtre qui porte son nom.

La vidéo de l'Inauguration
© Images Olivier Morel pour L'Envol

La pluie qui tombait sans discontinuer, n'empêcha pas la cérémonie de se dérouler conformément à la tradition. En effet, avec une infinie gentillesse, Francis Lombrail, actuel Directeur du Théâtre, invita les participants à traverser le boulevard et à se rassembler dans le hall.

François Lebel, Maire du 8ème, dit en une courte allocution sa satisfaction de cette initiative. Brigitte Kuster, Maire du 17ème, tout de rouge vêtue – sa couleur fétiche - rappela que grâce à l'entremise du journaliste Daniel Schick, Serge Bouillon, l'ayant droit de Jacques Hébertot, avait manifesté le souhait de voir un lieu parisien dédié à ce grand normand et que le Conseil de Paris, après l'accord des deux Maires concernés, avait accepté à l'unanimité cette proposition en octobre 2011.

Elle rappela l'historique de la commune des Batignolles-Monceau qui, dès achevée la construction de son église, avait réclamé la création d'un Théâtre, lequel, après l'annexion de 1860, deviendrait l'un des théâtres de la capitale, conservant durant plusieurs décennies son caractère de « théâtre de banlieue », devenant, sous la brillante houlette de Jacques Rouché, Théâtre des Arts, avant qu'en 1940, Jacques Hébertot ne la rebaptise de son nom, et en fasse, jusqu'à sa mort en 1970, le « Théâtre de l'Élite ».

Puis, la parole fut donnée à Serge Bouillon, qui, après le discours préparé ( lire le discours ) reprit les éléments historiques précédemment cités pour exposer les circonstances de la Direction de Pierre Seveste ( lire la conférence de Serge Bouillon sur l'historique du Théâtre Hébertot de 1830 à 1940 ).

Enfin, Bruno Julliard, adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, salua chaleureusement cette assemblée d'élus, parmi lesquels, outre les personnalités déjà citées, on reconnaissait Annick Lepetit, Députée de Paris 17ème et 18ème, Valérie Nahmias, adjointe de Brigitte Kuster chargée de la Culture ainsi que de Professionnels de Théâtre, rappelant la jeunesse originale du jeune André Daviel qui avait choisi, dès l'âge de 17 ans, de prendre pour nom de plume le nom de Jacques Hébertot. Il évoqua ses créations sur scène de multiples auteurs, les éditions de sa jeunesse ainsi que sa brillante trajectoire aux Théâtres des Champs-Élysées, dont il créa le Studio, s'entourant des plus grands.

Il salua la présence de Marie-France Mignal et d'Antoine Masure, respectivement Présidente et Délégué général de l'Association pour le Soutien du Théâtre Privé et rappela que l'année 2014 célébrerait le 50ème anniversaire de la création de cet « instrument unique » de gestion. Rendant hommage aux théâtres Privés et à leur action indispensable, au moment où l'on célébrait la mémoire d'un grand Directeur, il confirma combien les deux secteurs privé et public se devaient d'être complémentaires.

Inauguration de la Promenade Jacques Hébertot
Inauguration de la Promenade Jacques Hébertot
de gauche à droite : Annick Lepetit Députée de Paris ( 17ème et 18ème ), Valérie Nahmias , adjointe à la Culture ( 17ème ), Bruno Julliard, adjoint au Maire de Paris, chargé de la Culture, Brigitte Kuster, Maire du 17ème, Serge Bouillon, ayant-droit Hébertot
photographie © Laurencine Lot
avec son aimable autorisation

La pluie ayant cessé, tout le monde se retrouva au pied de la plaque pour procéder, sous les applaudissements de l'assistance, à son inauguration.

Une coupe de champagne clôtura au foyer du théâtre, la cérémonie ; Jorge Lavelli évoquait les conversations passionnées échangées avec Jacques Hébertot : José Valverde et son épouse Alida Latessa, chargée de la culture à la Mairie de Vincennes s'entretenait avec Louis Peretti Directeur de la Culture et du Patrimoine de Neuilly sur Seine ; les membres de l'ART étaient nombreux autour de leur Présidente Danielle Mathieu-Bouillon ; Laurencine Lot prenait les photos d'usage, tandis que Jean Verdun discutait avec Francis Lombrail et Anne Delbée, Présidente du Syndicat des metteurs en scène. Jean-François Mingasson, Vice-Président de l'Association des Administrateurs de Théâtre, bavardait avec son homologue des lieux, Stéphane Prouvé ; Corine Lahaye-Darras félicitait Michèle André pour sa récente mise en scène du Misanthrope avec Arnaud Denis dans des décors de Vincent Parot et Philippe André, tandis que la décoratrice Claudie Gastine devait, comme Isa Mercure, s'échapper rapidement. La bibliothèque historique de la ville de Paris était représentée par Frédéric de Labretoigne et Françoise Meyniel, leur Directrice, Emmanuelle Toulet s'étant fait excuser en raison de la récente exposition concernant la Guerre de 14-18.

En résumé, une chaleureuse manifestation professionnelle célébra l'accord de la ville de Paris de donner à cet espace, le nom d'un Directeur de Théâtre.

Jacques Hébertot
Jacques Hébertot
(photo Roger-Viollet)

 
     
 

décembre 2013

Jean-Michel Mingasson, secrétaire général de l'A.R.T est aussi auteur dramatique.

Jean-Michel Mingasson

Sa 3e pièce, une comédie,  Un jour sur deux sauf le week-end dont la préface est signée Marcel Philippot, a été éditée l'été dernier aux éditions Petits-Tirages. http://petits-tirages.com/


Un jour sur deux sauf le week-end

Comédie en 3 actes et 7 personnages

Qui n’a pas rêvé de calme et de sérénité ? Qui est qui ? Quand ? Comment ? L’art de bouleverser une vie bien organisée.

Sophie, au service d’un acteur connu ayant une double vie, arrive à l’âge de la retraite. Il s’agit de trouver une remplaçante capable de gérer le quotidien… de gérer tout le quotidien ! Elisabeth, sans expérience et gaffeuse, va succéder à Sophie. La vie bien organisée d’André va alors plonger dans un fiasco total.

Ses deux premières pièces ont été publiées chez le même éditeur :

Pousse-toi de là !  préface de Judith Magre, sa marraine de théâtre

Les Déglingués du dessous !  préface de Marthe Mercadier

 
     
 

décembre 2013

Chers amis amateurs de costumes

DOMO chiffoniers de théâtre ferme, hélas !!!

Mais les stocks sont ouverts à la vente, 12, impasse Rohri à Villejuif, encore quelques mois...

Contactez DOMO pour remplir vos armoires de merveilles.

Tel: 06 17 06 29 00
domo@domo.fr

Pascale Bordet

 
     
 

novembre 2013

6 Novembre 2013 sur France 2 à 22h30

L'Émission « Un jour un destin » consacrée à Jacqueline Maillan.

Jacqueline Maillan
Jacqueline Maillan
(photo DR)
Collections A.R.T.

L'A.R.T. a participé à cette émission réalisée, avec tact et sensibilité, par Laurent Allen-Caron, en lui fournissant des renseignements sur la carrière de Jacqueline Maillan ainsi que des documents iconographiques.

Plusieurs membres de l'association étaient les témoins évocateurs de son destin :
La Présidente Danielle Mathieu-Bouillon, qui faisait partie de ses amis très proches, a aidé à faire découvrir que derrière « La Maillan », il y avait Jacqueline, timide, secrète, magnifique et fidèle.

Jean-François Pargoud, vice-Président, apportait son regard ému sur son dernier spectacle Pièce Montée de Pierre Palmade à la Comédie des Champs-Élysées. Révélant la solitude de l'actrice, il évoquait cette dernière soirée théâtrale de Jacqueline Maillan, qui, en raison de ses souffrances, devait renoncer à jouer. C'est lui, son régisseur général, qui la reconduisit cet ultime soir, chez elle, avenue Paul Doumer, où elle allait nous quitter une semaine plus tard.

Annie Sinigalia qui avait incarné dès 1964 sa fille dans le triomphal Croque Monsieur de Marcel Mithois, qui avait véritablement fait exploser sa carrière, témoignait de l'énergie de l'actrice.

L'A.R.T est heureuse et fière d'avoir été ainsi associée, parmi les autres professionnels liés à cette émission, à la mémoire de cette grande dame du Théâtre qui n'a jamais été remplacée.

Revoir l'émission consacré à Jacqueline Maillon sur le site de la production MAGNETOtv

 
 

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octobre 2013

Didier Sandre, Jean Piat, Roland Bertin : Prix du Brigadier 2012 - 2013

Les Atrides ! a-t-on coutume de dire lorsqu'il s'agit de la famille du spectacle.

Un moment de pure grâce vient de faire table rase de ce propos.

C'était le 9 octobre de cette année 2013 à la Comédie des Champs-Élysées.

Sous le patronage de l' ART, le Maire de Paris Bertrand Delanoë, chaleureux jusqu'à manifester une amicale complicité, remettait devant un public de professionnels, le Prix du Brigadier à Didier Sandre, Jean Piat et Roland Bertin.

Le Brigadier, c'est ce morceau de perche de théâtre avec lequel le Régisseur-Directeur de la scène et par conséquent de la Brigade technique au service du spectacle, frappe les trois coups qui commandent l'extinction des lumières de la salle et le lever du rideau. Décoré de velours rouge et de clous dorés, portant la plaque de cuivre gravée au nom du récipiendaire, il est l'emblème de l'Association qui le décerne.

Ce Prix créé en 1960 couronne un événement exceptionnel : cette année l'interprétation de Didier Sandre dans Collaboration de Ronald Harwood, mis en scène par Georges Werler, au Théâtre de la Madeleine ; ou bien encore le déroulement d'une carrière déjà consacrée par l'adhésion du public comme celles de Jean Piat et de Roland Bertin.

Dans la salle l'émotion submergeait ce public de professionnels. En effet, sur le plateau, bien loin de se livrer à un « festival d'ego », ces trois immenses acteurs, en une confession sensible, descendaient au plus profond d'eux-mêmes, pour faire revivre l'éteincelle primordiale qui avait décidé de leur destin et à qui chaque jour, ils s'efforçaient d'être fidèles.

La confession des seuls lauréats entraînait tout naturellement la communion de tous.

Si bien que le cocktail qui suivit ne rassembla que des gens heureux. Illuminé des grâces de l'enfance, chacun, à travers les récipiendaires, venait de recevoir son brigadier.

Didier Sandre
Didier Sandre, dans sa réponse.
(© Photo Laurencine Lot)

Prix du Brigadier 2012
Danielle Mathieu-Bouillon Présidente du Jury du Prix et Marie-France Mignal,
Présidente de l'Association pour le Soutien du Théâtre Privé, qui subventionne aussi l'ART,
autour des deux lauréats Roland Bertin et Jean Piat, venant de recevoir, des mains du Maire de Paris, M. Bertrand Delanoë,
le Brigadier d'Honneur

(© Photo Laurencine Lot)

Bertrand Delanoë et Roland Bertin
L'émotion est palpable entre Bertrand Delanoë et Roland Bertin
(© Photo Laurencine Lot)

 
 

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octobre 2013

Architecte, véritable expert en matière de dispositif scénique, d'histoire du théâtre et de l'évolution de la scénographie, auteur de nombreux ouvrages dont deux au moins furent couronnés par le Syndicat de la Critique théâtrale, Jean Chollet est aussi journaliste et critique dramatique. À ce titre, il voit tout, entend tout, est au courant de tout. Ami de longue date de Serge Bouillon, alors que ce dernier était Directeur-fondateur du CFPTS ( Centre de Formation des Techniciens du Spectacles ) à Bagnolet et Président d'honneur de notre assocaition, Jean Chollet est depuis plusieurs années l'un des membres éminents de l'A.R.T.

Dans son actualité, il est important pour nous de signaler l'ouvrage collectif Scénographes de France 1975-2012 qu'il co-signe avec entre autres Luc Boucris, Marcel Freydefont , publié en juillet 2013 aux Éditions Actes Sud.

Jean Chollet

Il est également journaliste, critique dramatique, il collabore à de nombreuses revues françaises et étrangères. Diplômé en études théâtrales, il fut directeur de publication des revues Actualité de la Scénographie ( 1983-2005 ) et Acteurs/auteurs ( 1986-1987 ), puis rédacteur en chef de la revue Jours nouveaux ( 2000-2003 ), consacrée aux professionnels du spectacle et de l’audiovisuel. Il est l’auteur, avec Marcel Freydefont, de Lieux scéniques en France 1980-1995 ( Éditions A.S.-Scéno + ), qui a reçu le prix attribué par le Syndicat professionnel de la critique en 1996 et de Valentin Fabre et Jean Perrottet architectes de théâtre ( Éditions Norma-2005 ). Il a également participé à la réalisation d'ouvrages collectifs : Comédie-Française, Trois Théâtres dans la ville ( Éditions Norma- 1997 ), Le lieu, la scène, la salle, la ville (n° 11/12 Études Théâtrales-Louvain-la Neuve- 1997 ), Intérieur rue ( Éditions Théâtrales - 2000 ), Arts de la scène, scène des arts ( n° 27 Études Théâtrales-Louvain-la Neuve - 2003 ), Le Théâtre au plus près ( Presses Universitaires de Vincennes -2005 ), Théâtre Aujourd’hui n°10 - L’Ère de la mise en scène ( CNDP -2005 ). Collaborateur de l‘Encyclopaedia Universalis depuis l’année 2000, il est l’auteur de André Acquart architecte de l’éphémère ( Actes Sud - 2006 ), Prix du Syndicat professionnel de la Critique de Théâtre de Musique et de 2006-2007 : Meilleur livre sur le théâtre ). Il collabore régulièrement avec le site Internet très actif Webthea. Voir son article sur l'histoire de la Scénographie dans les Thématiques de l' A.R.T.

Scénographes en France
(1975 - 2012)

Scénographes en France
© Actes Sud
http://www.actes-sud.fr

Ouvrage collectif sous la direction de Luc Boucris et Marcel Freydefont
avec Jean Chollet, Véronique Lemaire et Mahtab Mazlouman

Présentation du livre et rencontre avec les auteurs et plusieurs scénographes, animée par Joëlle Gayot,
le 15 octobre à 19h30 au Centre National du Théâtre, 134 rue Legendre Paris 17ème
voir le site du CNT

« Scénographes en France est le premier ouvrage publié qui met en lumière ces discrets acteurs de l’ombre, ceux qui conçoivent l’espace propice à la représentation. Cet ouvrage, introduit par une préface qui situe l’apparition de ce mot et son évolution jusqu’à nos jours, est ensuite organisé comme un annuaire divisé par décade. Il répertorie 52 scénographes majeurs, avec plus de 150 documents iconographiques puis 163 scénographes avec une courte biographie... » Voir l'intégralité du Communiqué de presse au format PDF

 
 

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septembre 2013

À l'occasion de la ressortie dans les salles de La Belle et la Bête de Jean Cocteau le 25 septembre, une étonnante campagne d'affichage a été mise en place depuis le jeudi 22 août. Elle reprend à l'identique les deux affiches d'origines du film, datant de de 1946 et signées de l'affichiste Jean-Denis Malclès. Ainsi, que ce soit dans le métro, les gares ou dans la rue, sur des colonnes Morris, des kiosques ou du mobilier urbain 8m2, le public est amené à croiser les mêmes visuels que ceux qu'il aurait pu découvrir dans Paris il y a exactement 67 ans.

La Belle et la Bête de Jean Cocteau
La Belle et la Bête dans la ville

 
 

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septembre 2013

Claire Deluca retrouve Duras...

Claire Deluca siège au Conseil d'Administration de l'A.R.T. et veille, sous le contrôle de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, à la conservation des relevés de mises en scène dramatiques non encore libres de droits.

L'A.R.T se réjouit que dans ce haut lieu du Théâtre d'avant-garde qu'est le Poche-Montparnasse, elle célèbre à nouveau sa complicité avec Marguerite Duras.

du 13 septembre au 10 novembre 2013 au Théâtre de Poche

Duras au théâtre de poche

En préfiguration du centième anniversaire de la naissance de Marguerite Duras :

La Vie qui va ...

Ils viennent là, s’y retrouvent., se sont peut-être déjà rencontrés, peut-être pas. Semblent ne pas se connaître, mais pourtant semblent de grande connivence sur tous ces petits riens du quotidien qu’ils abordent allègrement... la circulation automobile, les voisins, les malheurs conjugaux... aux tournants, toujours une douce folie dicte la dérive.

Ici pas d’intrigue, c’est le jeu désinvolte des mots qui guide les échanges. On se connaît depuis toujours, mais qui est-il, qui est elle ?

Notre adaptation est un rapprochement de textes choisis dans Les Eaux et Forêts, le Shaga, La Vie Matérielle, Outside, Le Monde extérieur, Écrire, Les Yeux Verts ... qui fait découvrir des aspects inattendus et méconnus de l’écriture durassienne . On y trouve les mêmes thèmes : la solitude, l’amour, le crime, la folie dans son innocence.... traités avec humour, tendresse et drôlerie, même si l’on discerne derrière cela une fêlure à peine exprimée. On peut croire qu’il n’y a que deux personnages, en réalité ils sont multiples.

Marguerite Duras disait : « Ce sont des gens qui parlent et que la parole entraîne. Qu’est-ce qu’ils ont en commun ? Une certaine folie. Il y a là-dedans une gaîté essentielle, un pessimisme très joyeux. Un pessimisme qui a le fou rire, si vous voulez. Au fond de tout cela, bien sûr, il y a une intuition de l’absurdité... »

Elle ajoutait : « Leur mystère, c’est cette faculté fantastique de fabulation. D’où ça vient ça ? Si vous savez d’où ça vient vous ne pouvez plus le faire »

Nous avons voulu approcher l’indicible en allant au plus juste vers cette « extrême simplicité » que voulait Marguerite Duras.

Nous avons travaillé comme elle savait le faire avec ses comédiens, comme elle était, en toute liberté, dans le plaisir et le rire....

Elle venait chaque soir au théâtre s’installer dans la salle, au dernier rang, pour partager ce rire avec le public. Elle était heureuse et disait « c’est merveilleux ».

Claire Deluca et Jean Marie Lehec

Le dossier de presse au format PDF

Claire Deluca

par Marguerite Duras

On m'a dit un jour : elle est inimitable. Je le crois. J'ai vu cinquante fois Les Eaux et les Forêts et je ris encore et toujours quand Claire avance, hagarde, vers le public - dressée vers le public - et qu'elle parle indifféremment soit de sa vie, soit des nouilles qu'elle pèse dans cette vie, soit de son mariage dans cette même vie, à Trouville, à dix-huit ans, avec le supposé Duvivier - qu'elle n'a pas encore assassiné.

Soit qu'elle scrute, clairvoyante, et d'une douceur irréductible, le paysage abominable de la fin d'un amour.

C'est à propos de Claire que j'ai pensé : la chose la plus terrible qui puisse arriver à quelqu'un c'est de perdre son naturel, sa nature. Je crois que l'inépuisable richesse de Claire c'est ce génie de l'instant, sans fonds, illimité, inusable, irrésistible.

Devant Claire on devient le spectateur : à son tour illimité et inusable, de ce miracle en constant devenir, la nature.

 
 

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septembre 2013

Figures de Théâtre
Laurencine Lot

du 24 septembre au 17 novembre 2013
Dorothy's Gallery

L'Association de la Régie Théâtrale dont la vocation est de célébrer tout ce qui touche à la représentation, participera à l'exposition des 70 portraits d'acteurs en situation, réalisés par Laurencine Lot.

voir le communiqué de presse au format PDF

 
 

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juin 2013

Colloque de Cerisy

Le Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle (CCIC)

Le Château
50210 CERISY-LA-SALLE
FRANCE

Ce centre est le moyen d'action de l'Association des Amis de Pontigny-Cerisy.

Celle-ci, fondée en 1952, reconnue d'utilité publique en 1972, a pour mission de favoriser les échanges entre artistes, intellectuels et savants de tous pays.

Le CCIC organise ainsi, chaque année, de mai à octobre, dans le cadre accueillant d'un château du XVIIe siècle, (monument historique) divers colloques internationaux réunissant des artistes, des chercheurs, des intellectuels, des enseignants, des étudiants et un public intéressé par les questions culturelles et scientifiques

En savoir plus sur Cerisy: http://www.ccic-cerisy.asso.fr/accueil.html

Le colloque international 2013 de Cerisy affichait cinq journées de communications réunissant, sous la direction de Jean-Marc Larrue et de Giusy Pisano, des chercheurs tous familiers des relevés des mises en scène dramatiques de l'Association de la Régie Théâtrale à la Bibliothèque historique de la ville de Paris.

En raison de l''importance de cette rencontre aussi bien que de l'enthousiasme d'universitaires découvrant cette source méconnue de documentation, Serge Bouillon et Danielle Mathieu-Bouillon respectivement Président d'honneur et Présidente ont souhaité participer à ce colloque dont les travaux seront publiés en fin d'année 2013

LA MISE EN SCÈNE THÉÂTRALE ET LES FORMES AUDIO-VISUELLES :

EMPRUNTS ESTHÉTIQUES ET TECHNIQUES

DU MERCREDI 19 JUIN (19 H) AU DIMANCHE 23 JUIN (18 H) 2013

DIRECTION : Jean-Marc LARRUE, Giusy PISANO

ORGANISATION : Vivien SICA, Stéphane TRALONGO

ARGUMENT :

L’émergence de la mise en scène théâtrale moderne est intimement liée aux mutations technologiques, médiatiques et sociologiques qui accompagnent l’industrialisation du monde occidental au tournant du XXe siècle. L’histoire du théâtre croise en effet à cette époque les trajectoires de dispositifs visuels et sonores aussi divers que la lanterne magique, le phonographe, le téléphone, le théâtrophone et le cinématographe. L’hybridité des médias est alors régulièrement mise au service de la pratique théâtrale, que ce soit pendant la conception du spectacle (André Antoine répétant avec un phonographe), sa représentation (Sacha Guitry introduisant des projections et faisant jouer des disques) ou sa notation (les régisseurs conservant des photographies de scène). On ne compte pas non plus les adaptations de pièces de théâtre pour le cinématographe et, plus tard, pour la radio et la télévision. Au moment où les technologies numériques font écho à des formes mixtes apparues il y a plus d’un siècle avec l’électricité, il faut réinscrire l’histoire des arts de la scène dans un contexte culturel plus large, en analysant en particulier les liens qui se tissent avec d’autres dispositifs médiatiques.

C’est l’objectif de ce colloque qui sera l’aboutissement d’un long travail de collaboration entre archivistes et chercheurs autour d’un fonds précieux de relevés de mises en scène dramatiques antérieures à 1945 et en coopération avec plusieurs institutions patrimoniales.

La dernière journée consacrée aux travaux du groupe de recherche « Cinéma, théâtre, émancipation », dirigée par David Faroult et Olivier Neveux sera l’occasion de présenter une étape de ses travaux à l’issue de sa quatrième année de réunions régulières.

CALENDRIER DÉFINITIF :

Mercredi 19 juin
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Jeudi 20 juin
Matin:
Esthétiques et technologies du son (I)
Jean-Marc LARRUE: Les constructions de l'argument essentialiste à la lumière du Fonds de l'ART de la B.H.V.P.
Martin BARNIER: Utilisation des technologies du son au théâtre et au cinéma (1920-1939)
Sylvain SAMSON: Impact des nouvelles technologies sonores au théâtre. Le disque et la musique instrumentale dans les théâtres parisiens entre 1911 et 1945 (communication élaborée avec Geneviève MATHON)
Sylvain SAMSON: Milo. De Bernstein à Resnais: lectures

Après-midi:
Genres: textes et mises en scène (I)
Adélaïde JACQUEMARD-TRUC: Folies et fantaisies d'après le Fonds ART: des sous-genres du Vaudeville?
Pascale ALEXANDRE: Le théâtre historique et sa mise en scène d'après les fonds ART (1860-1900)
Frédéric TABET: Migrations esthétiques et techniques de l'art magique au théâtre, le cas d'une appropriation singulière: L’Escamoteur d’Adolphe d’Ennery et Jules Brésil
Geneviève DE VIVEIROS: Choses vues: la mise en scène des adaptations théâtrales des romans de Zola

Soirée:
Patrice GUÉRIN: L'évolution des sources lumineuses


Vendredi 21 juin
Matin:
L'image dans la mise en scène
Carole HALIMI: L’artifice du "tableau" au théâtre: du texte à la photographie
Caroline CHIK: La toile de fond, entre mise en scène et mise en image
Giusy PISANO & Jean-Marc LARRUE: Discussion ouverte

Après-midi:
Esthétiques et technologies du son (II)
Martin LALIBERTÉ: Avant Pierre Schaeffer, bruits et sons dans les mises en scène parisiennes du début du XXe siècle
Delphine CHAMBOLLE: Le son de l’automobile: évolution des techniques sonores et utilisation des sons sur la scène parisienne (1900-1940)
Chantal GUINEBAULT: Cadre et cadrage au théâtre: une pratique du "hors-scène" avant 1945

Soirée:
Projection du film :
Jacques Noël, décorateur-scénographe (28'), de Danielle Mathieu-Bouillon, réalisé par Xavier de Cassan, avec la participation de Eugène Ionesco de l’Académie française, Marcel Marceau de l’Académie des beaux-arts et Jacques Mauclair
Le relevé de mise en scène témoin de l’évolution du théâtre, depuis 1950, par Serge BOUILLON (président d'honneur de l'ART) et Danielle MATHIEU-BOUILLON (présidente de l'ART)


Samedi 22 juin
Matin:
Genres: textes et mises en scène (II)
Jean-Pierre SIROIS-TRAHAN: Les dispositifs mixtes théâtre/cinéma et leur mise en scène/film
Marguerite CHABROL: Héritages du théâtre français chez George Cukor: Paris-Hollywood-Broadway
Frank KESSLER & Sabine LENK: Mise en scène / mise en film

Après-midi:
Intermédialités
Caroline RENOUARD: Des premiers temps à l’installation du mythe holmésien: mises en scène et interdépendances médiatiques autour de la pièce de théâtre Sherlock Holmes
Stéphane TRALONGO: Visions électriques, les attractions lumineuses à l'époque de l'électrification du théâtre
Giusy PISANO & Jean-Marc LARRUE: Bilan et conclusion

Soirée:
Spectacle de danse traditionnelle coréenne, par Kyung Ho LEE (professeur de l'Université nationale de Chonbuk) et Young Suk CHOI (danseuse étoile et enseignante de Chonbuk) [Titres des danses: 1. DOSALPULI CHOUM (danse de chamanne) ; 2. TAEPYUNGMOU (danse de la paix)]


Dimanche 23 juin
JOURNÉE D'ÉTUDE: "FAUT-IL ÊTRE RÉALISTES?"
Matin:
David FAROULT: Quelle réalité pour quel réalisme?
Thomas VOLTZENLOGEL: "Faire des bijoux pour les pauvres". L’héritage du réalisme dans les films de Pedro Costa
Thibault FAYNER: Le réalisme et Claudine Galea
Armelle TALBOT: Lecture d'une nouvelle, "Ordre du jour"
Olivier NEVEUX: Le réalisme attarde l’homme autour de ses ordures

Après-midi:
Natacha THIÉRY: Alain Cavalier: "un cinéaste qui libère son spectateur"?
Jean-Michel DURAFOUR: Explorations, exploitations, exploits. De quelques métamorphoses des réalismes (politique, esthétique) chez Jean-François Lyotard
Virgilio MORTARI: Artaud ou "Faut-il être cruels pour être réalistes?"

DÉPARTS

Voir le résumé des interventions des participant par ordre alphabétique

 
 

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mai 2013

Les Théâtres des Champs-Élysées
Le livre du Centenaire

Placé sous la Direction éditoriale de Nathalie Sergent, Directrice de la Communication et des éditions du Théâtre, un prestigieux ouvrage, en vente depuis fin mai 2013, célèbre le centenaire des trois salles du Théâtre des Champs-Élysées

De fort nombreuses signatures y évoquent un siècle de spectacles aussi vivants qu'exceptionnels...

L'ART s'enorgueillit d'y rencontrer, invités par Armelle Héliot membre d'honneur de notre association, celles de Geneviève Latour, Danielle Mathieu-Bouillon et Serge Bouillon, plus spécialement concernés par l'historique de la Comédie et du Studio. De son côté, Vincent Parot, Webmestre de notre site, sélectionnait dans nos collections ART/BHVP et Fondation Hébertot, de nombreuses photos pour illustrer cet ouvrage.

Le Théâtre des Champs-Élysées a cent ans

Pour en savoir plus :

http://www.tce-archives.fr/

 
 

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mai 2013

Prix du Brigadier 2012

Le jury du Prix du Brigadier s'est réuni le mardi 21 mai 2013. Après une joyeuse délibération, au cours de laquelle, les membres ont rendu hommages à plusieurs artistes et spectacles, c'est Didier Sandre qui a obtenu le Brigadier 2012/2013 pour son interprétation du rôle de Stephan Sweig dans Collaboration de Ronald Harwood, mise en scène de Georges Werler, spectacle qui a connu un grand succès au Théâtre de La Madeleine. Il convient de noter que son partenaire Michel Aumont, qui interprétait auprès de lui le rôle de Richard Strauss, a lui-même été lauréat de ce Prix en 2003.

Didier Sandre
(photo DR / Est Républicain)

Le Jury a décerné également deux Brigadiers d'Honneur, à Jean Piat et à Roland Bertin, pour saluer l'ensemble de leur carrière.

La traditionnelle cérémonie de remise des Prix aura lieu courant septembre dans un grand théâtre parisien.

 
 

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janvier 2013

Roger Lauran
notre doyen, ancien Directeur de scène de la Comédie des Champs-Élysées,
a fêté ses cent ans le 10 janvier 2013


Michel Bouquet et Roger Lauran à la Comédie des Champs-Élysées
photo Vincent Parot

 
 

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juin 2012

Prix du Brigadier 2011

Le Prix du Brigadier 2011 a été remis par le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, vendredi 8 juin 2012, en présence de Danielle Mathieu-Bouillon, Présidente du Prix et de Marie-France Mignal, Présidente de l'Association pour le Soutien du Théâtre Privé, au Théâtre de la Michodière.

Accueilli fort chaleureusement par une salle de professionnels, Bertrand Delanoë salua d’abord l'interprétation de Thierry Hancisse de l’École des Femmes de Molière, à la Comédie-Française, dont il est Sociétaire, puis il remit un Brigadier d’Honneur à Judith Magre, pour l’ensemble d’une carrière aussi riche que variée.

Dans l'assistance, où se côtoyaient les deux secteurs du théâtre - public et privé - on notait la présence du nouveau Directeur des Affaires Culturelles de la ville de Paris, François Brouat, et celle de Danièle Pourtaud, l'adjointe au Maire de Paris chargée du Patrimoine.

Brigadier 2011: Thierry Hancisse, Danielle Mathieu-Bouillon, Bertrand Delanoë, Judith Magre et Marie France Mignal
Brigadier 2011: Thierry Hancisse, Danielle Mathieu-Bouillon, Bertrand Delanoë, Judith Magre et Marie-France Mignal
( photo Raymond Dellalande )


Le jury qui s'était réuni le mars dernier rassemblait :

Le Jury du Prix du Brigadier 2011
( photo Raymond Dellalande )

1er rang de gauche à droite : Paul Tabet, Hans-Peter Cloos, Myriam de Colombie, Jean-Marie Rouart de l' Académie-Française, Danielle Mathieu-Bouillon, Jacques Crépineau, Catherine Salviat, Didier Long.

2ème rang de gauche à droite : Jean-Claude Houdinière, Laurence Pascalis, Emmanuel Dechartre, Armelle Héliot, Serge Bouillon, Marie-France Mignal, Eric-Emmanuel Schmitt, Fanny Cottençon, Florian Zeller, Philippe Tesson, Antoine Masure, Annik Caubert.

 

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Centenaire de l'A.R.T.
1911-2011

Cet article paru dans le numéro de Décembre 2011 du magazine des Théâtres Privés RAPPELS est reproduit ici avec son aimable autorisation.

L'A.R.T. a cent ans dans le magazine Rappels

Rappels magazine

 

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Prix du Brigadier 2010

Au Théâtre de la Michodière, ce 19 mai 2011, Christophe Girard, Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture procédait à la remise du Prix du Brigadier 2010 à Robin Renucci et d’un Brigadier d’honneur à Michel Galabru. Le premier pour son interprétation de Désiré de Sacha Guitry, le second, pour l’ensemble de sa carrière.

Danielle Mathieu-Bouillon, Robin Renucci, Michel Galabru et Christophe Girard
Danielle Mathieu-Bouillon, Robin Renucci, Michel Galabru et Christophe Girard
(photo Guirec Coadic)

Cette cérémonie joyeuse et bon enfant était orchestrée conjointement par l’Association de la Régie Théâtrale (ART) présidée, comme le jury de ce prix, par Danielle Mathieu-Bouillon ainsi que par l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé présidée par Marie-France Mignal.

Jacques Crépineau, grand collectionneur et historien fameux du Théâtre, qui fêtait ses trente années de direction de la Michodière, accueillait amicalement l’événement, d’autant que Michel Galabru avait été l’un de ses tous premiers pensionnaires et qu’en 2010, Robin Renucci avait, sur cette même scène, triomphé dans Désiré.

Michel Galabru, Danielle Mathieu-Bouillon, Jacques Crépineau, Christophe Girard et Robin Renucci
Michel Galabru, Danielle Mathieu-Bouillon, Jacques Crépineau, directeur du Théâtre de la Michodière, Christophe Girard et Robin Renucci
(photo Guirec Coadic)

Si l’on ajoute que l’Association de la Régie Théâtrale célébrait son centième anniversaire, on imaginera facilement l’ambiance de cette cérémonie dédiée à la mémoire de Michel Fagadau, qui n’aurait pas manqué de l’approuver.

Christophe Girard, très en verve, peignit à grands traits l’itinéraire artistique des récipiendaires et souligna la vocation militante de l’A.R.T au service du Théâtre, de Paris et de la Culture.

À leur tour, les héros de la fête manifestèrent leur satisfaction évoquant tel ou tel souvenir de leur carrière et plus spécialement ceux de leur séjour sur ce même plateau.

Robin Renucci commenta avec enthousiasme sa passion pour la formation de jeunes artistes et pour l’implantation en Corse d’une véritable culture théâtrale, tandis que Michel Galabru se livrait à une imitation hilarante des premiers Directeurs qu’il avait connus dans cette maison, Pierre Fresnay et Yvonne Printemps, avant de mimer le trac puis la frousse du comédien au début des trois coups frappés par le brigadier, peur qui se transforme en élan de joie lorsque retentit le troisième.

De nombreux professionnels du monde du spectacle était venus applaudir et rendre un hommage mérité à ces deux grandes personnalités du Théâtre, parmi lesquels des membres du jury, Fanny Cottençon, Catherine Salviat, Antoine Masure, Anne Delbée, Armelle Héliot, Emmanuel Dechartre, et aussi, Patrick Préjan, Victor Haïm, Pierre Laville, Judith Magre, Jérôme Hullot, Daniel Colas, Serge Lipszyc, Pierre Jacquemont, Jérôme Lapara-Darès, Alain Sachs, Jean-Pierre Leroux, Blandine Métayer, Julie Victor, Jean-Claude Lande et Jean Martinez, Marianne Giraud, Anne Deleuze, Yvan Varco, Jean-Pierre Bernard, André Acquart, Charlie Mangel, Pascale Bordet, Laurence Emer, Roger Mirmont, plusieurs Directeurs de Théâtre : Marguerite Gourgue du La Bruyère, Francis Nani et Christian Azzopardi du Palais Royal, Stéphanie Fagadau de la Comédie et du Studio des Champs Elysées, Jean-Noël Hazemann de la Huchette, Denise et Maurice Moreau-Chantegris…

 

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André Roussin, le géant des rideaux rouges !

Portrait de l’académicien par Danielle Mathieu-Bouillon invitée de Jacques Paugam sur Canalacademie.com

Figure majeure de la scène théâtrale française, André Roussin a laissé sa trace sur les planches. Avec plus de trente pièces en cinquante ans de carrière, cet auteur prolifique continue de régaler les amateurs de théâtre. Pour nous présenter ce géant des rideaux rouges, reçu à l’Académie française le 2 mai 1974, Jacques Paugam a invité Danielle Mathieu-Bouillon présidente de l’Association de la Régie Théâtrale depuis 1982.

« André Roussin aurait eu 100 ans en 2011. Il nous a légué un héritage considérable composé de chefs-d’œuvre tels La petite hutte, Les Œufs de l’autruche, Nina, Bobosse, Lorsque l’enfant paraît, La Mamma, La voyante et tant d’autres pièces. C’est à 19 ans que Danielle Mathieu-Bouillon, actuellement présidente de l’A.R.T après une longue et riche carrière dans les métiers de la scène, fait sa connaissance. Au micro de Jacques Paugam elle évoque l’homme, sa carrière, son œuvre et sa pérennité. (c) A.R.T. André Roussin naît le 2 (...) »

Pour écouter l'émission, cliquez ici

 

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Isa Mercure, la fille de Jean Mercure et Gilles Guillot animent depuis de nombreuses années le Théâtre du Barouf, avec exigence et passion. Ils reprennent ces fameuses Love Letters dans une forme d’évidence, à la fois au Lucernaire puis ensuite à Avignon. L’A.R.T se réjouit de saluer cette belle actualité de celle qui fut la donatrice du fonds historique de Jean Mercure à nos collections.

www.theatre-du-barouf.com/

Love letters

Love letters

 

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L’ART avait soutenu le premier ouvrage de Pascale Bordet et Laurencine Lot sur le costume. Voici un second opus signé des mêmes duettistes, toutes deux passionnées et passionnantes, membres de notre association qui récidivent avec ferveur. Il y a de la souscription dans l’air. Nous savons qu’il faut soutenir ce genre d’ouvrage talentueux et témoignage d’un instant T d’une vie théâtrale toujours en mouvement. Ce dernier livre est traité avec l’humour et le talent d’une dessinatrice capable de rivaliser avec des maîtres du genre du XIXème siècle, dont Laurencine signe les photographies avec la sensibilité et l’amour des artistes qui la caractérise, tourne autour de Colombe de Jean Anouilh, en l’honneur au centième anniversaire de la naissance de ce grand auteur, ami lui aussi, de notre association.

Aux Éditions HC avec le soutien de l' Association des Administrateurs des Théâtres et Spectacles de France - A.T.S.F.

Bulletin de souscription au format PDF à remplir et à renvoyer
( s'ouvrira dans un nouvel onglet )

Cahiers secrets d'une costumière de Théâtre

Cahiers secrets d'une costumière de Théâtre

 

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Le jury s’est réuni le jeudi 24 Février, et a conféré Le Prix du Brigadier 2010 à Robin Rénucci pour Désiré de Sacha Guitry et décerné un Brigadier d’honneur à Michel Galabru pour l’ensemble de sa carrière.

La cérémonie de remise des prix devrait se tenir au printemps prochain au Théâtre de la Michodière où ces deux artistes se sont illustrés. Comme les deux années passées, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, devrait présider cette manifestation dédiée à la mémoire de Michel Fagadau.

le jury du prix du Brigadier 2010
Devant: Marie-France Mignal Présidente du Fonds de Soutien et Directrice du Théâtre Saint-Georges, Danielle Mathieu-Bouillon Présidente de l'A.R.T., Anne Delbée Présidente du Syndicat de Metteurs en scène, Roger Lauran
Derrière: Emmanuel Dechartre Directeur du Théâtre14, Annick Caubert, Jacques Crépineau Directeur du Théâtre de la Michodière, Armelle Héliot, Fanny Cottençon, Jean-Claude Houdinière Directeur de Atelier Théâtre actuel, Antoine Masure Délégué général du fonds de soutien, Florian Zeller, Jorge Lavelli.
Absent de la photo Philippe Tesson qui participait aux délibérations.

 

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Prix du Brigadier

Remise du Prix du Brigadier à l'Hôtel de ville le 23 avril 2010

C’est à l’Hôtel de Ville de Paris, dans le salon Bertrand, que fut célébré sous la présidence de Bertrand Delanoë, auquel se substitua bientôt Christophe Girard adjoint au Maire chargé de la culture, le cinquantenaire du Prix du Brigadier. Parmi un auditoire très professionnel, rassemblant les membres du jury, les représentants du Théâtre Privé, Marie-France Mignal, Présidente de l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé et Directrice du Théâtre Saint-Georges, Myriam de Colombi, Directrice du Théâtre Montparnasse, Daniel Darès, Directeur du Théâtre Antoine, Francis Nani du Plais Royal, Bruno Finck des Bouffes Parisiens, Denise et Maurice Moreau Chantegris du Théâtre des Nouveautés, Nicolas Laugero de l’Espace Pierre Cardin, Jean-Noël Hazemann de la Huchette, Jérôme Hullot, Jean-Claude Houdinière d’Atelier-Théâtre Actuel, Jean-Claude Lande de Nouvelles Scènes, les représentants du Secteur Public : Philippe Adrien du Théâtre de la Tempête, Emmanuel Dechartre du Théâtre 14-Jean-Marie Serreau, Colette Nucci du Théâtre 13, Stéphane Fiévet du Ministère de la Culture, Dominique Racle représentant Christian Schiaretti retenu au TNP-Villeurbannes, les comédiens ( dont Jean-Pierre Marielle qui fêtait son anniversaire) et metteurs en scène, décorateurs et autres membres de cette grande famille, dont ceux de l’association, venus applaudir leurs pairs inscrits désormais sur un palmarès dont chacun peut être fier. Jean Anouilh, dont on célèbre en cette année 2010 le centenaire, disait que c’était la seule récompense qu’il ait jamais acceptée.

Lumineuse, belle, pleine de finesse, de grâce, en un mot, de poésie, Ludmila Mikaël, visiblement heureuse évoqua ses souvenirs de jeune pensionnaire du Français, son Prix Gérard Philipe décerné, en ses débuts, en ce même lieu et ses amis présents ou disparus.

Puis, Christophe Girard lui remit le Brigadier symbolique.

Vint alors le tour du jeune et brillant Arnaud Denis, dont la valeur n’a pas attendu le nombre des années. La valeur mais aussi le respect et la gratitude pour son maître déclaré, Jean-Laurent Cochet, qui souriait au premier rang. Arnaud Denis rendit un vibrant hommage à sa compagnie dont il cita jusqu’au plus petit rôle. Et, recevant son brigadier des mains de Christophe Girard, il fit don à Danielle Mathieu-Bouillon d’un faux brigadier avec lequel, il avait corrigé Jean-Pierre Leroux dans le rôle de Géronte durant 300 représentations.

Vint enfin le tour d’Étienne Bierry rêvant à son premier brigadier, celui de Louis Jouvet, avec lequel il avait dû, alors que le trac le paralysait, frapper les trois coups. Il n’avait pas fallu moins que Pierre Renoir pour le consoler de sa maladresse. Il évoqua aussi Pierre Brasseur qui lui avait fait don du brigadier qu’en son temps l’A.R.T. lui avait décerné. Rayonnant de l’amour qui l’unit à son épouse Renée Delmas avec laquelle il dirige depuis 50 ans le Théâtre de Poche-Montparnasse, il la rejoignit au premier rang au côté de son amie Danielle Delorme.

La magie du verbe des intervenants, l’évocation de leur vie au service du Théâtre des récipiendaires firent de cette cérémonie un moment privilégié : le rendez-vous d’amour donné par une profession à ceux qu’elle a choisis d’honorer.

prix du brigadier 2009
Danielle Mathieu-Bouillon, Etienne Bierry, Ludmila Mikaël, Bertrand Delanoë, Arnaud Denis et Christophe Girard
Photo Laurencine Lot

 

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Le Conseil d’Administration de l’A.R.T a conféré le titre de Régisseur d’Honneur à deux personnalités du théâtre, particulièrement  actives dans leur domaine :
- Frédéric Franck, Directeur du Théâtre de la Madeleine et du SIC
- Emmanuel Dechartre Comédien et Directeur du Théâtre 14-Jean-Marie Serreau

Tous deux rejoindront le jury du Prix du Brigadier qui se réunira le 12 Février 2010.

C’est Bertrand Delanoë, Maire de Paris, qui remettra le Prix, au printemps prochain, à l’Hôtel de Ville de Paris

 
 

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L'Actualité de l'Association de la Régie Théâtrale

Les rencontres professionnelles du Cloître Saint-Louis
Avignon le 23 juillet

L'A.R.T. était présente à Avignon pour une réunion sur "Internet et la mémoire du Théâtre" avec les concepteurs du site Les Archives du spectacles, Jacques Brunerie et Martine André. Etaient présent Jean-Pierre Demas, directeur de l'Institut Supérieur des Techniques du Spectacle (ISTS), Cécile Obligi du Département des Arts du Spectacle de la BNF, Michèle Jung de l'ATP de Lunel, Gérard Lieber de l'Université Paul Valéry (Montpellier), de représentantes des sites du Festival d'Avignon et du Festival d'Automne ainsi que l'agent général de l'A.R.T., Valérie Dervieu, accompagnée du webmaster du site, Vincent Parot. Au cours d'un libre débat furent évoqués l'intérêt des sites de mémoire et leurs difficultés, autant matérielles que légales, mais aussi l'engouement croissant des internautes et des chercheurs pour ces sites dédiés. Fut évoquée également, dans l'esprit même des créateurs de l'A.R.T., la possibilité d'un dépot systématique par les directeurs techniques de structures théâtrales des fiches techniques des spectacles présentés. La représentante de la BNF évoqua la nécéssité d'une extrême rigueur dans les vérifications de données.

Reste que les sites comme le nôtre mettent à disposition du public des documents et des informations que les structures publiques, hormis la BnF, peinent à offrir aux internautes en raison même de leurs dimensions.

Avignon 2009
Martine André, et Jacques Brunerie des "Archives du Spectacles et Jean-Pierre Demas, directeur de l'ISTS

 
 

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Prix du Brigadier

Remise du Prix du Brigadier au Théâtre Montparnasse le 30 avril 2009

Au cours d’une chaleureuse cérémonie où la bonne humeur le disputait à l’affectueuse cordialité, Bertrand Delanoë a remis sous une salve nourrie d’applaudissements, sur la scène du Théâtre Montparnasse, le prix du Brigadier 2008 à Christian Schiaretti pour Coriolan au TNP-Villeurbanne et aux Théâtre de Nanterre-Amandiers, et, à l’occasion de son interprétation du Diable Rouge et pour l’ensemble de sa carrière, un Brigadier d’honneur à Claude Rich.

L’Association de la Régie théâtrale à l’origine de ce prix était représentée par sa présidente Danielle Mathieu-Bouillon dont les qualités d’animatrice et la sincérité ont semblé conquérir le Maire de Paris qui proposa notamment que l’Hôtel de Ville soit le théâtre de la prochaine attribution de ce Prix et qui déclara Paris capitale mondiale du théâtre… de tous les théâtres.

On reconnaissait dans une assistance où se confondaient les représentants du théâtre public et, ceux du théâtre privé, Marie-France Mignal, la Présidente de l’Association pour le soutien du Théâtre Privé.

« Quel bonheur que cette cérémonie » s’exclamait à son terme une personnalité présente, « on y était heureux comme on l’était à nos débuts dans la profession. »

Prix du Brigadier 2008
Claude Rich, Danielle Mathieu-Bouillon, Christian Schiaretti
et M. le Maire de Paris, Bertrand Delanoë

photo Guirec Coadic

Armelle Héliot, Le Figaro, le 2 mai 2009 :
« Y'avait de la joie dans l’air jeudi dernier au Théâtre Montparnasse. Dans la salle et sur le plateau, pour la remise des prix du brigadier. Prix à Christian Schiaretti pour Coriolan et prix d’honneur au délicieux, malicieux, merveilleux Claude Rich. Le jury s’était réuni il y a plusieurs semaines, sous la présidence de Danielle Mathieu-Bouillon qui fait vivre avec enthousiasme ce prix très cher au coeur des artistes. Il est issu de l’Association de la régie théâtrale, mémoire de l’art dramatique, installée à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Ce dont s’est félicité Bertrand Delanoë qui remit les brigadiers aux lauréats, rappelant que Paris peut s’enorgueillir d’être la capitale mondiale du théâtre, de tous les théâtres. Christian Schiaretti, déjà honoré par les molières dimanche dernier, fit l’éloge de la troupe et de l’esprit du TNP, tandis que Claude Rich, sous le regard tendre de Myriam de Colombi, directrice du Théâtre Montparnasse où triomphe Le Diable rouge de Christian Rault, faisait entendre les « trois coups » qui se frappent avec un brigadier. Claude Rich, avec sa dégaine de grand jeune homme, rappela avec simplicité quelques étapes de son parcours. Ses études, la camaraderie des années 1950, un spectacle en 53, déjà, au Théâtre Montparnasse, tous les auteurs qu’il a défendus, lui qui, ne l’oublions pas, est aussi écrivain, ses amis, sa famille. Catherine Rich, qui joue elle aussi au Montparnasse en ce moment, Delphine, leur fille aînée, sa soeur, tous les enfants et petits-enfants étaient là, étoiles d’une constellation brillante. Théâtre public, théâtre privé, c’est une seule famille et Claude Rich comme Christian Schiaretti le savent d’expérience… »

A. H.

Quelques liens à la presse en ligne:

Webthea.com
http://www.webthea.com/actualites/?Nouvel-article,1902

Rue du Théâtre
Le Quotidien du Spectacle Vivant en Europe, depuis 2003
http://www.ruedutheatre.info/article-31407020.html

Artistikrezo.com
http://www.artistikrezo.com/actualites/Theatre/remise-du-prix-brigadier-et-du-brigadier-dhonneur-au-theatre-montparnasse.html

 
 

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Prix du Brigadier

À l’initiative de l’Association de la Régie Théâtrale, le jury du Prix du Brigadier s’est réuni sous la présidence de Danielle Mathieu-Bouillon, le jeudi 18 décembre 2008.

Les membres du jury parmi lesquels on peut citer Jean-Laurent Cochet, Fanny Cottençon, Anne Delbée, Armelle Héliot, Jean-Claude Houdinière, Marie-France Mignal, Jean-Philippe Viaud, Fabienne Pascaud, Philippe Tesson, Hans-Peter Cloos , Paul Tabet ont élu :

Prix du Brigadier 2008 :Christian Schiaretti Coriolan au TNP de Villeurbanne et aux Théâtre des Amandiers de Nanterre

Brigadier d’honneur 2008 :Claude Rich pour Le Diable Rouge au Théâtre Montparnasse et pour l’ensemble de sa carrière.

Ce prix, qui est, depuis 1960, la récompense des professionnels à un professionnel, est matérialisé par un brigadier traditionnel gainé de velours rouge.

Ces deux récompenses seront remises aux lauréats 2008 au début du mois de mars 2009, au Théâtre Montparnasse de Paris.

le jury du "Brigadier" 2008
Le jury du "Brigadier" 2008

 
 

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Pascale Bordet
La Magie du Costume

Textes et maquettes : Pascale Bordet www.pascale-bordet.odexpo.com
Photographies : Laurencine Lot www.photolaurencinelot.odexpo.com
Editions Actes - Sud©2008

 
 

Depuis Vingt ans de piano forcés, spectacle de Jean-Paul Farré en 1986 jusqu’au Malade imaginaire de Molière joué par Michel Bouquet au Théâtre de la Porte Saint-Martin à partir du 5 septembre 2008, Pascale Bordet a dessiné d’innombrables costumes et accessoires, répondant aux rêves des metteurs en scène et aux besoins des comédiens. Elle a eu l’idée d’assembler aquarelles et photos, grâce à Laurencine Lot qui photographie tous les spectacles en avant-première, son premier regard extérieur. À partir de quelques anecdotes et photos prises en atelier, le livre retrace donc le travail de la création de costumes depuis les premières aquarelles jusqu’aux derniers raccords en coulisses, sans oublier les séances d’essayage avec les acteurs. La seconde partie de l’ouvrage passe du croquis à la scène : on y découvre les maquettes des costumes, aquarelles et échantillons des tissus, accompagnées des commentaires de Pascale Bordet et les photographies des comédiens en scènes (de Michel Bouquet ou Jacques Dufilho à Isabelle Carré et Cristiana Reali…). Comment le costume prendra vie, comment le mouvement imaginé dès le départ tombe juste grâce aux acteurs ? Tout cela apparaît d’un coup d’oeil,renforcé de souvenirs et de malicieuses réflexions sur les bonheurs et les angoisses de ce métier méconnu.

Formée aux beaux-arts, PASCALE BORDET s’est très vite tournée vers le croquis et la création de costumes de scène. Elle a commencé au Théâtre du trèfle et aux ateliers de l’Opéra Garnier à Paris (1982-1986). Depuis plus de vingt ans, elle travaille indépendamment comme costumière pour le théâtre et, de temps à autre, pour la télévision ou la scène musicale. Elle vient d’être nominée pour la huitième fois au Molière de la meilleure créatrice de costumes, obtenu deux fois déjà.


"La magie du costumes"

Édité par Actes - Sud
http://www.actes-sud.fr

Avec la participation de
l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP)
et de
l'Association de la Régie Théâtrale

Pascal Bordet et Michel Bouquet
 

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Jacques Noël
Décors et dessins de Théâtre
par
Nancy Huston, Geneviève Latour et Victor Haïm
Editions Actes - Sud ©2007

 

Jacques Noël, décors et costumes de Théâtre

accompagné d'un dvd du film : Jacques Noël, décorateur-scénographe

conçu par Danielle Mathieu-Bouillon
réalisé par Xavier de Cassan
avec la participation de Jacques Mauclair, Marcel Marceau et Eugène Ionesco de l'Académie Française
Musique Archie Shepp et Jasper Van'thof
©A.R.T./Amalthéa Productions-S. Bouillon

Comparaison n’est pas raison, mais ce grand décorateur et scénographe qu’est Jacques Noël m’évoque Jacques Prévert. Comme lui, c’est un poète qui use de moyens apparemment simples pour engendrer un univers somptueusement fantasmatique. Depuis 1946, il nous a offert environ quatre cent décors qui nous font pénétrer dans une atmosphère de contes de fées avec leur nature délirante et leur luxuriante beauté. Cet art, fait de tons chauds où les rouges moirés et chatoyants apportent aux oeuvres un climat de fabuleux mystère, c’est celui, unique et magistral de Jacques Noël. Les décors diaboliques des pièces de Ionesco, c’est lui. Le costume universellement connu du Mime Marceau, au mutisme si éloquent, c’est encore lui. Le magicien Jacques Noël a le don de s’insinuer, sans se gonfler le jabot, dans les replis les plus secrets de la création dramatique.

Victor Haïm

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