L’Histoire de l’Association

1975 › 1990

Installation dans l'Hôtel d'Angoulême Lamoignon

La Présidence de Serge Bouillon 1975-1983

Le Président va dynamiser la nouvelle façon d’effectuer le relevé de mise en scène par le tournage vidéo. Une seule caméra en plan fixe est exigée par les accords syndicaux.
La théâtrothèque sera opérationnelle dès 1975. Louis Le Coz et Danielle Mathieu se partageront les tournages de cette première année sur des cassettes VCR. Le 30 Mai 1975, Louis Le Coz recevra des mains de notre collègue Lucien Pascal les insignes de l’Ordre national du mérite dans la salle des commissions de la Bibliothèque historique.

Au printemps 1975, à l’invitation du baron Alexis de Redé, membre de l’Association des Amis de la Bibliothèque de l’A.R.T., le jury du Prix du Brigadier se réunit en l’Hôtel Lambert et décide d’attribuer le Prix à Peter Brook qui vient d’investir l’ancien théâtre des Bouffes du Nord, oublié depuis des décennies, dans lequel il a monté un Timon d’Athènes surprenant. La remise du prix aura lieu dans ce théâtre dont les ruines de la salle et du plateau offrent leur cadre poétique à la cérémonie, en présence notamment de Pierre Dux, Jean-Louis Barrault, François Périer. Pour l’occasion l’A.R.T s’est associée à Dominique, ce passionné de théâtre, d’origine russe, qui avait institué un prix de mise en scène portant son nom, qui remet, à son tour, sa récompense à Peter Brook.

Le Conseil d’Administration confie alors la direction de la Théâtrothèque à Danielle Mathieu, secrétaire adjointe de l’Association. Des caisses lourdes mais rationnelles ont été conçues et construites par Jacques Saland, secrétaire général assisté du Vice-Président Robert Roussel. De manière terriblement artisanale, plusieurs tournages voient ainsi le jour. Depuis 2007, l’A.R.T. a commencé un vaste programme de repiquage de ces cassettes dont les standards ont aujourd’hui disparu, notamment les premiers VCR Philips.

Sachant que pour les fondateurs, les régisseurs étaient à la fois directeurs de plateau et metteurs en scène, Serge Bouillon estime que le recrutement au sein de l’A.R.T. ne peut se limiter aux seuls Régisseurs tels qu’ils se définissent aujourd’hui. Il entreprend alors une réforme des statuts, et nomme, pour ce faire une Commission où siègent notamment Roger Lauran, André Herbaut, Maurice Derville, Vice Président, et Danielle Mathieu. Après de longs mois de travail, les nouveaux statuts seront adoptés par une assemblée générale extraordinaire qui fera de l’A.R.T., L’Association de la Régie Théâtrale. Son recrutement est désormais ouvert aux différents professionnels, cadres artistiques, administratifs et techniques du spectacle. En 1976, c’est toujours au sein de la grande galerie de l’Hôtel Lambert que Marie Marquet recevra le Prix du Brigadier pour ses récitals poétiques  au Théâtre des Bouffes Parisiens et au Théâtre Saint-Georges

En 1977, Serge Bouillon est nommé professeur de régie/administration à l’ENSATT, École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre). Il succède à Louis Le Coz qui prend sa retraite après avoir tourné notamment La Folle de Chaillot et La Farce de Maître Pathelin.

Maurice Derville, vice-président, est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Cette distinction lui est remise par Georges Thill, surnommé longtemps la voix du siècle, ce qui donne l’occasion de rencontrer au sein de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, puis au cours d’un dîner amical, l’un des plus célèbres ténors du monde de la première moitié du XXème siècle.

L’A.R.T. participe activement à l’exposition Jean Cocteau organisée en janvier 1977 à l’occasion de la première reprise depuis longtemps de la pièce Les Parents terribles dans la mise en scène de Jean Marais qui, cette fois-ci, non seulement en assure la mise en scène, mais incarne le rôle du père, aux côtés de Madeleine Robinson, Lila Kedrova, Caroline Sihol et François Duval dans des décors de Pace.

L’A.R.T. peut aussi se réjouir qu’à la suite des démarches entreprises auprès du Ministère de l’Éducation, et à la collaboration de son président à la Commission d’élaboration des programmes d’étude, le Diplôme de Régisseur-Administrateur délivré par l’ENSATT sera désormais un diplôme d’état correspondant à un baccalauréat technique plus 2 unités de valeur de Licence.

Parallèlement, le classement se poursuit et l’accent est mis, notamment dès 1977, sur un répertoire des mises en scène lyriques. Un ouvrage en témoignera signé par Marie-Odile Gigou et Robert Cohen. Ce dernier, chercheur canadien a très vite été conquis par les trésors que recèle le fonds de l’A.R.T. Un tiré-à-part fera l’objet en 1978 d’une publication dans la revue Musicologie. En effet, de 1830 à 1920, Paris était l’une des capitales de la création lyrique et nombre des fondateurs de l’Association dirigeaient les plateaux des plus grandes salles lyriques, Opéra et Opéra comique, Gaîté Lyrique, Châtelet etc.

Un premier classement des programmes est effectué qui sera achevé en 1980. La BHVP peut mettre à la disposition de ses lecteurs une première série de huit mille livres apportés par l’A.R.T. et qui manquaient à ses collections. Le travail de classement et d’identification, lent et méticuleux, avance petit à petit. Le Conseil d’Administration autorise Madame Carot à plonger dans les archives administratives de l’Association pour rédiger une thèse qu’elle soutiendra à la Sorbonne.

Grâce à Olivier Passelecq, Directeur du Cabinet de Pierre Bas, adjoint au Maire de Paris chargé de la culture, ce dernier accepte de remettre au Théâtre Marigny le Prix du Brigadier à Jean Le Poulain pour sa performance dans Le Faiseur d’après Honoré de Balzac.
Le jury du Prix est restructuré et accueille, en 1980, parmi les Régisseurs d’honneur déjà nommés et les Amis de la Bibliothèque (le Baron Alexis de Rédé, La Baronne Ignace, Madame Dromigny et Madame Betty Thinet ) Jean-Claude Brialy, Jacques Crépineau et Jean-Laurent Cochet. Le Prix sera décerné à Jeanne Moreau et remis à l’Hôtel de Ville par Monsieur Pierre Bas, adjoint au Maire chargé de la culture. Ce rapprochement avec la Ville s’accompagne d’une augmentation de notre subvention qui compensera celle, modeste, que le Ministère de la Culture supprimera en 1981.

Le jury du Prix du Brigadier s’enrichit de trois nouveaux membres d’honneur : Loleh Bellon, comédienne et auteur, Fred Kiriloff, réalisateur sonore et Olivier Passelecq, Directeur du Cabinet de Pierre Bas, adjoint au Maire de Paris, qui au sein d’une assemblée prestigieuse, remet, au nom de l’A.R.T. le Prix du Brigadier à Roman Polanski pour son spectacle Amadeus dont il signe la mise en scène et incarne le rôle titre aux côtés d’un François Périer magnifique dans le rôle ambigu de Salieri.

Serge Bouillon, Pierre Bas et Roman Polanski. (Photo BHVP/Gérard Leyris)

La théâtrothèque progresse lentement, faute de moyens. Les aléas techniques nuisent à certains tournages qui ne peuvent aboutir. Néanmoins, au cours de ces premières années d’existence, la liste des enregistrements s’enrichit d’une trentaine de titres, certains mémorables dont aucune trace ne subsiste ailleurs : Equus de Peter Shaffer, création en France avec François Périer – L’Atelier de Jean-Claude Grumberg (création) – Comme il vous plaira, mise en scène de Benno Besson – L’Aigle à deux têtes de Jean Cocteau à l’Athénée dans les décors et costumes de Yves Saint-Laurent – Le Tube de Françoise Dorin avec François Périer et Denise Grey – Le Péril bleu de Victor Lanoux avec Odette Laure – Les Parents terribles de Jean Cocteau, mise en scène de Jean Marais…

Le Président obtient qu’une exposition mettant en évidence les trésors de l’Association soit présentée à la Bibliothèque historique. Hélène Verlet, Conservateur général, en confie l’organisation à Marie-Odile Gigou. Ce sera Avant les trois coups  en 1982 : Première manifestation d’un fonds exceptionnel, celui collecté depuis quatre-vingts ans par l’Association de la Régie Théâtrale.

Au début de la saison 1982, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, Françoise de Panafieu remettra le Brigadier à Raymond Gérôme pour sa prestation dans L’Extravagant Mister Wilde au Théâtre de l’Œuvre, dans le cadre d’une exposition éphémère organisée pour l’occasion qui confirme aux invités la richesse des collections et, plus important encore, stimule les donateurs.

Élu à la Présidence du Syndicat des Administrateurs en 1983, Serge Bouillon, très occupé par sa direction du Centre de Formation Professionnelle des Techniciens du Spectacle  (CFPTS) où il révolutionne l’enseignement de la régie théâtrale avec de nouveaux cursus qui seront copiés dans la France entière, chargé de surcroît, de la Direction administrative de la Compagnie Jean-Laurent Cochet au Théâtre Hébertot, et, depuis 1976, Président d’audience de la section encadrement du Conseil de Prud’hommes de Paris, démissionne de la présidence de l’Association. L’Assemblée générale réunie au début de l’été 1983 salue le travail accompli et le nomme Président d’Honneur. C’est Danielle Mathieu, qui partage sa vie depuis 1969, qui est élue Présidente de l’A.R.T., à l’unanimité.

La Présidence de Danielle Mathieu
Dès 1983, Danielle Mathieu va poursuivre l’action de Serge Bouillon dans le rapprochement avec la Ville de Paris, ce qui va faciliter l’expansion de l’activité de l’Association. Grâce à Danielle Chutaux, auteur, metteur en scène et ex-assistante de Raymond Rouleau, devenue Trésorière générale et à Jean-Pierre Granet, comédien, élu secrétaire général adjoint, l’A.R.T. fait la connaissance de Fabienne Barbey, comédienne et metteur en scène, laquelle fait connaître à l’Association Olivier Morel – fils du comédien Jacques Morel – qui vient de fonder une société d’enregistrement audiovisuel: L’Envol.

Le Conseil d’Administration déplore que l’exiguïté de sa trésorerie lui interdise le renouvellement incessant du matériel de prise de vue qu’exigent pourtant l’évolution accélérée de la technologie et l’amélioration de la qualité des enregistrements. Il décide en conséquence de charger l’Envol de la captation des spectacles, un contrat spécifique lui garantissant la propriété exclusive des enregistrements et la modicité des services. C’est le commencement d’une collaboration sans faille. La Direction de la Théâtrothèque est confiée à Fabienne Barbey chargée, après avis du Conseil, de négocier auprès du théâtre concerné les conditions du tournage du spectacle choisi. En 1983, 14 tournages sont réalisés, avec toutes les garanties nécessaires pour que ces enregistrements ne puissent faire l’objet de détournement de la mission première : la conservation d’une mise en scène et le témoignage de la représentation d’un spectacle vivant. Fin 1983, la Ville de Paris charge Jean-Pierre Granet de recenser les lieux et salles de spectacle fonctionnant ou susceptibles de fonctionner dans la capitale.

Dès 1984, Françoise de Panafieu, nouvel adjoint au Maire de Paris chargée de la culture, confirme son attachement à l’Association et remet à l’Hôtel de Ville en présence de Madame Bernadette Chirac le Prix du Brigadier à Jean-Laurent Cochet pour saluer la saison d’alternance audacieuse qu’il a entreprise à Hébertot avec Serge Bouillon en qualité d’administrateur général.

La Compagnie Jean-Laurent Cochet dans la salle de lecture de la BHVP. (photo DMD/A.R.T. )

Grâce aux documents archivés par l’A.R.T., Danielle Mathieu réalise avec les Éditions Fischer les 23 programmes de la première année d’exploitation en alternance. Serge Bouillon fait don à l’Association d’une très importante collection d’affiches, petits et grands formats, datant de la direction de Jacques Hébertot 1940-1970.

En 1985, le jury du Prix du Brigadier décerne sa récompense à Serge Lama (partagée avec Jacques Rosny, Hubert Monloup et Yves Gilbert) pour Napoléon. Le Maire de Paris, Jacques Chirac remet ce Prix au nom de l’Association dans le salon des Arcades à l’Hôtel de Ville. De nombreux dons vont parvenir à l’Association et Danielle Mathieu – consciente du trop peu de reconnaissance affichée pour les décorateurs scénographes – entreprend un long combat pour les mettre en évidence.

A l'Hôtel de Ville de Paris, Serge Lama reçoit le Prix du Brigadier pour "Napoléon" des mains de Danielle Mathieu et Jacques Chirac.
En 1985, à l’Hôtel de Ville de Paris, Serge Lama reçoit le Prix du Brigadier pour « Napoléon » des mains de Danielle Mathieu et Jacques Chirac.

1986
Le catalogue des mises en scène lyriques de Marie-Odile Gigou et Robert Cohen de la Bibliothèque de Washington est enfin publié à New-York.
Grâce à l’intervention amicale de Olivier Passelecq, et à l’aimable invitation de Monsieur Michel Junot, médiateur de Paris, le déjeuner de délibération du jury du Prix du Brigadier se déroule à la Maison de l’Europe. C’est cette année-là que, succédant à Jean-Jacques Gauthier, l’Académicien Jean Dutourd est élu. Cette amicale hospitalité se poursuivra plusieurs années. Le Prix est remis à Laurent Terzieff pour son spectacle Témoignages sur Ballybeg de Brian Friel, à l’Hôtel de Ville par Françoise de Panafieu, adjointe au Maire de Paris, chargée de la culture et en présence de Madame Bernadette Chirac. C’est l’occasion pour Laurent Terzieff d’une allocution, véritable morceau d’anthologie sur le théâtre anglo-saxon contemporain.

L’A.R.T. participe à une importante exposition au Centre Pompidou Plein Feux sur le spectacle avec Yves Valente et, en fin d’année, à la demande de Jean-Jacques Aillagon, organise une exposition au Théâtre du Ranelagh autour du stage conduit par Patrick Dupond, danseur étoile de l’Opéra de Paris, qui rend hommage à quelques grandes personnalités, Sarah Bernhardt, Joséphine Baker, Maurice Chevalier, Pierre Fresnay, Gérard Philipe, Louis Jouvet.

1987
Une date importante. Récemment nommé à la tête de la BHVP, Jean Dérens qui doit faire une nouvelle présentation de l’exposition Petites scènes, Grand Théâtre inaugurée dans les immenses locaux de la Mairie du Vème, demande à l’A.R.T. de participer à une nouvelle présentation dans l’espace réduit de l’ancienne salle d’exposition de l’Hôtel Lamoignon. Cette compression nécessaire impose l’idée de reconstituer des maquettes en volume. C’est l’entrée dans l’équipe de Vincent Parot, de Yves Valente, d’Olivier Besson, toute une jeune génération active, qui va, dans les locaux du CFPTS, sous le contrôle des créateurs, reconstituer ou restaurer quelque 26 maquettes en volume. Chaque maquette se doit d’illustrer une œuvre d’un auteur révélé au cours de la période 1944-1960.

Le remarquable ouvrage de Geneviève Latour, édité pour l’exposition à la Mairie du Vème arrondissement est augmenté d’un fascicule évoquant quelques nouvelles oeuvres. C’est le début d’une médiatisation importante des travaux de l’Association tant dans la presse écrite qu’à la radio. De plus en plus de documents sont confiés pour des expositions en région ou en Europe ou encore reproduits dans des ouvrages spécifiques.

Cette exposition  » Théatre de création 1944-1960″ à laquelle l’Association participe très activement a lieu en 1987. Son impact sur le public est évident. Le conseil d’Administration note le succès des maquettes en volume et encourage Danielle Mathieu dans son désir d’élargir cette collection. Dès lors, chaque fois qu’une occasion se présente, dans la mesure où il s’agit de rendre hommage à des œuvres créées au cours de ce XXème siècle, une reconstitution est engagée. Le rayonnement de l’A.R.T. s’accentue. Sa participation à de nombreuses expositions extérieures ces années-là en témoigne. Elles vont s’enchaîner et recueillir de plus en plus d’adhésion. L’afflux des dons ne cessera pas.

Cette activité est aussi le prétexte pour Marie-Odile Gigou et pour Danielle Mathieu d’archiver les photographies des documents qui ont fait l’objet de ces manifestations. Pour exemple, le dernier reportage de la Gaîté Lyrique et la récupération de quelques archives concernant Silvia Monfort.

Toutes ces années, le découpage de la presse, un temps interrompu par la BN est repris religieusement par l’A.R.T.. Un nouvel agent général est engagé depuis 1987, il a participé aux reconstitutions des maquettes pour l’exposition. C’est Olivier Besson qui restera à ce poste où il fera un remarquable travail de classement des archives administratives de l’Association et donnera des documents concernant le metteur en scène Daniel Mesguich dont il a été assistant.

Jacques Chirac, Maire de Paris et Premier Ministre, remet le Prix du Brigadier à Jean-Paul Belmondo lors d’une fête particulièrement réussie à l’Hôtel de Ville de Paris après avoir donné à Serge Bouillon et Danielle Mathieu la grande médaille de la Ville de Paris. Consciente du travail entrepris, la Mairie de Paris porte la subvention à 140.000 F, elle aura doublé en trois ans.

1988
Tandis que la Revue Acteurs créée par Pierre Laville consacre un éditorial à l’A.R.T., Jacques Chirac remet le Prix du Brigadier à Claude Winter pour La Mort d’un commis voyageur avec François Périer en présence notamment de Antoine Vitez, Administrateur général de la Comédie-française. Les medias se font l’écho de cet événement. Les dons affluent de plus en plus et, grâce au matériel vidéo prêté par le CFPTS de Serge Bouillon, l’A.R.T. peut enregistrer quelques faits marquants, comme un reportage sur Jean-Denis Malclès ou le 30ème anniversaire de la direction Delmas-Bierry au Théâtre de Poche, Stéphanie Latour se chargeant du tournage, tandis que Fabienne Barbey enrichit la théâtrothèque de 12 nouvelles captations.

L’Association peut s’enorgueillir d’avoir participé plus ou moins activement huit expositions diverses dont une consacrée aux trente ans de la direction Delmas-Bierry au Théâtre de Poche-Montparnasse.

1989
Année du bicentenaire de la révolution française, des maquettes reconstituées à l’occasion d’expositions diverses  : le décor de Jean-Denis Malclès pour Pauvre Bitos de Jean Anouilh et celui de la création de Dialogues des Carmélites signé Raymond Faure.

Deux autres maquettes architecturales sont reconstituées par Vincent Parot pour les célèbres cabarets le Tabou et la Rose Rouge qui seront présentées lors de l’exposition de Saint-Germain des Prés au Forum des Halles. Au total, malgré le peu de trésorerie dont nous disposons, six nouvelles maquettes s’ajoutent aux collections.

Parmi les dons significatifs, il convient de citer celui de Jean-Claude Houdinière, Directeur de Théâtre Actuel, concernant le costume de Louis Jouvet dans Ondine ainsi que le chapeau de Marguerite Moréno dans La Folle de Chaillot, ces deux objets étant des créations de Christian Bérard.

Le Maire de Paris lance, fin 1989, le projet d’une vaste opération pour la promotion du Théâtre et en nomme Danielle Mathieu commissaire général. Ce sera Paris sur scène: Prenez une place, venez à deux, qu’elle va concevoir et diriger de 1990 à 1995. Ce contact de six années avec tous les théâtres de Paris, tous secteurs confondus, va marquer un large développement de l’enrichissement des collections.

1990

C’est l’année de la grande exposition consacrée à Jean-Denis Malclès, occasion d’une monographie conçue sous la forme d’un entretien conduit par l’auteur Michel Lengliney et iconographié par Geneviève Latour. L’exposition qui remporte un grand succès à la Bibliothèque historique sera reprise grâce aux excellentes relations que l’Association entretient avec Paul et Melly Puaux, à la Maison Jean Vilar d’Avignon, en avril mai 1990. Neuf relevés de mises en scène sur support audiovisuel s’ajoutent cette année-là à notre collection.

Parmi les dons significatifs, il convient de citer celui de Jean-Claude Houdinière, Directeur de Théâtre Actuel, concernant le costume de Louis Jouvet dans « Ondine » ainsi que le chapeau de Marguerite Moréno dans « La Folle de Chaillot », ces deux objets étant des créations de Christian Bérard.

Le Maire de Paris lance, fin 1989, le projet d’une vaste opération pour la promotion du Théâtre et en nomme Danielle Mathieu commissaire générale. Ce sera Paris sur scène : Prenez une place, venez à deux, qu’elle va concevoir et diriger de 1990 à 1995. Ce contact de six années avec tous les théâtres de Paris, tous secteurs confondus, va marquer un large développement de l’enrichissement des collections.